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Bobby Fischer Is Mort !

Bobbyfischermy60memorablegames Cette journée je ne la sentais pas.

Ce midi, après ma demi-journée de taf, je me demandais pourquoi je n'occupais plus le poste que j'occupais avant d'occuper celui que j'occupe depuis le moment où j'ai arrêté d'occuper le poste que j'occupais avant.
Et ça me faisait mal.
En fin de journée de taf, je me demandais pourquoi je m'étais posé cette question.
Et ça me faisait chier.

C'est pas toujours facile une vie de moi.
Surtout le quotidien.
Qui m'emmerde profondément.
Au bout du compte.

Et puis, en rentrant chez moi, j'ai appris que Bobby Fischer était mort.
Ou 'est' mort.
Puisque c'est définitif, autant utiliser le présent, ça ne changera plus demain. Et par rapport à tous les demains à venir, ça ne changera plus aucun ni chacun de leurs hiers respectifs.

Bref, le présent c'est le temps de la mort.
Et surtout Bobby Fischer est mort.

Chier!

Juste ça, si ça ne vous dit rien Bobby Fischer (pour la profondeur, l'exégèse et l'approche de ses psychoses, je vous laisse chercher... c'est tellement perturbant que je garde les miennes -de perturbations- et je vous laisse bâtir les vôtres):

Le Monde (15/09/97):

Bobby Fischer, Roi des Echecs

En 1968, entre deux compétitions d'échecs, Bobby Fischer, accompagné d'un joueur grec et du grand maître yougoslave Petar Trifunovic, fit une excursion à Delphes, où il s'émerveilla devant le temple d'Apollon. Devant l'autel de la Pythie, Trifunovic aurait alors interrogé l'oracle en ces termes :
"Fischer gagnera-t-il le championnat du monde ?". La réponse, pour une fois assez peu sibylline, ne tarda pas  :  "Il changera son titre". Déjà sept fois champion des Etats-Unis, l'ancien petit prodige de Brooklyn, à qui ne manquait plus que la couronne mondiale, se serait contenté de sourire.

 

Quatre années plus tard, Bobby Fischer, âgé de vingt-neuf ans, n'a plus qu'un obstacle à franchir pour réaliser le rêve qu'il poursuit depuis son enfance. Cet obstacle s'appelle Boris Spassky, tenant du titre depuis 1969. Pour parvenir au pied de l'Olympe, l'Américain a effectué un parcours époustouflant en annihilant successivement le Soviétique Mark Taïmanov et le Danois Bent Larsen sur le score incroyable de 6-0. En finale des candidats, il est assez facilement venu à bout de l'ex-champion du monde Tigran Petrossian, qui, s'il ne gagnait pas beaucoup de parties, avait la réputation d'en perdre encore moins.

Cette irrésistible ascension inquiéta, dès ses premiers signes, les dirigeants soviétiques, soucieux de conserver un titre prestigieux que l'URSS détenait sans interruption depuis 1948. Les échecs, jeu préféré de Lénine, qui y voyait la "gymnastique de l'esprit", étaient devenus une vitrine du régime. Comme l'a écrit, après la chute de l'Union soviétique, le grand maître Youri Averbakh, "dans le contexte de la guerre froide entre l'Est et l'Ouest, l'idéologie soviétique a cherché à transposer les batailles échiquéennes avec Fischer en batailles politiques, en une lutte entre deux mondes, deux systèmes". Même si, en cette année 1972, l'heure était plutôt à la détente, avec notamment la rencontre Brejnev-Nixon et la signature du traité SALT sur la limitation des armements stratégiques, il n'était pas question pour l'URSS qu'un Yankee égoïste et mal élevé de surcroît s'empare du joyau de la couronne.

Après la cinglante défaite de Taïmanov, en 1971, en quarts de finale du tournoi des candidats, une réunion de la plupart des grands maîtres soviétiques dont Spassky avait conclu à la nécessité de dresser une analyse approfondie du jeu et de la psychologie de Fischer en vue des rencontres futures. Si le premier volet de cette étude fut facilement effectué par une poignée de joueurs émérites, le second ne vit jamais le jour, l'Américain et son caractère de cochon restant une énigme.

La crinière de Boris Spassky est aujourd'hui toute blanche. A soixante ans, l'ex-champion du monde naturalisé français coule une retraite paisible dans un pavillon de la banlieue parisienne, non loin de courts de tennis, sport qu'il a toujours pratiqué pour se tenir en forme. C'est sans véritable nostalgie qu'il évoque ce que la presse mondiale appela le "match du siècle" : Fischer-Spassky, Reykjavik, 1972. Pour lui, qui n'était pas membre du Parti communiste, la politique n'est jamais entrée en ligne de compte, même s'il savait qu'on ne lui pardonnerait pas la défaite. La pression était purement sportive : "Le roi est toujours seul, personne ne l'aide. Il porte une responsabilité considérable et c'est la tragédie de tous les souverains", dit-il, philosophe.

Quand il arriva dans la capitale islandaise, dix jours avant le début programmé du match, le champion soviétique n'avait cependant pas la moindre idée de la torture psychologique à laquelle Fischer, volontairement ou pas, allait le soumettre. Tout d'abord, l'Américain, grand râleur et chicaneur devant l'éternel, ne voulait pas jouer à Reykjavik, qui avait proposé une bourse de 125 000 dollars pour le match, somme considérable à l'époque, mais pas aussi importante que celles offertes par d'autres villes.

Une guerre des nerfs s'était ouverte entre la Fédération internationale des échecs (FIDE) et lui : Fischer exigeait plus d'argent et attendait à New York. Le 1e juillet eut lieu la cérémonie d'ouverture, sans la "diva". Nombreux étaient ceux qui ne croyaient plus en sa venue. Fischer n'avait-il pas, à plusieurs reprises dans le passé, claqué la porte de tournois ? A la veille de la disqualification de l'Américain, miracle ! Un banquier londonien amoureux d'échecs doublait la mise pour que le match du siècle eût lieu. Le lendemain, Bobby-le-Terrible foulait le sol islandais. La pression n'en retomba pas pour autant. La délégation soviétique, pour se venger, boycotta le tirage au sort et exigea des excuses que Fischer, après moult tergiversations, finit par rédiger malgré son orgueil. C'est dans cette ambiance de Cocotte-Minute que le match commença, le 11 juillet, devant une salle comble.

La nulle était en vue lorsque les longs doigts fuselés du "loup de Brooklyn" se saisirent d'un fou et l'échangèrent contre un pion adverse. L'Américain sacrifiait une pièce contre deux pions, coup inconsidéré dont les amateurs d'échecs discutent encore aujourd'hui. Spassky ne manqua pas l'occasion d'exécuter proprement son adversaire. Peu après la partie, Fischer annonça qu'il ne jouerait pas tant que les caméras de télévision qu'il n'a jamais supportées, ainsi que les appareils photo, les journalistes et les spectateurs bruyants n'auraient pas été supprimées. Comptant sur cette source de revenus pour équilibrer leur budget, les Islandais refusèrent. Fischer ne se présenta pas pour la deuxième partie et fut déclaré forfait. Spassky, désolé, menait deux à zéro.

Laissons-le raconter la suite. "Pour sauver le match, j'ai accepté de jouer la troisième partie dans une salle close, sans spectateur. En cédant aux exigences de Bobby, des conditions humiliantes pour moi, j'ai commis ma principale erreur. J'y ai perdu ma combativité et, quand ceci arrive, vous êtes mort. Je me suis suicidé, j'ai fait hara-kiri. J'aurais pu rendre le point en ne jouant pas la troisième partie, comme l'ancien champion du monde Mikhaïl Tal l'a suggéré, ce qui aurait placé mon adversaire dans une très délicate position sur le plan psychologique." Mais Spassky ne rendit pas le point et se montra inexistant dans la troisième partie. Pour la première fois de sa carrière, Fischer le battit.

La brèche était ouverte. A cause de son sens de la conciliation, le gentleman Spassky avait perdu la guerre psychologique. Après la sixième partie, l'Américain comptait un point d'avance ! Les préparations des Soviétiques n'avaient servi à rien car Fischer jouait des ouvertures qu'il ne pratiquait pas d'ordinaire. Quant à Spassky, il était méconnaissable, comme hypnotisé. Un sursaut eut bien lieu lors de la onzième partie, au cours de laquelle il trouva, en direct, un coup de génie. Pour la première et dernière fois du match, le New- Yorkais perdit les pédales. Mais il se vengea deux parties plus tard, avant le début d'une série de nulles. Fischer disposait alors de trois points d'avance et gérait au mieux son capital.

 

C'est alors que la délégation soviétique sortit un atout aussi inattendu que tragi-comique de sa manche. Dans un courrier adressé à l'arbitre, elle fit état de "lettres disant que quelques dispositifs électroniques et des substances chimiques, qui pourraient se trouver dans le hall de jeu, - étaient- utilisés pour influencer M. B. Spassky". Etaient notamment visés le dispositif d'éclairage et le fauteuil que Fischer avait spécialement fait venir des Etats-Unis. Des experts islandais firent donc passer les fauteuils aux rayons X, prélevèrent des échantillons un peu partout et ne trouvèrent que... deux mouches mortes dans le lustre. L'"aura" Fischer, dont tant de joueurs se dirent victimes, ne résidait en fait que dans sa volonté d'"écraser l'ego de son adversaire", comme l'Américain avait plaisir à le déclarer. Celui-ci ne vivant que pour et par les échecs se situait tout simplement au-dessus des autres.

Le 3 septembre, Spassky abandonna après sa défaite de la vingt et unième partie. Avec quatre points de retard pour trois parties à jouer, il ne pouvait mathématiquement plus rattraper Fischer. Ce dernier devenait officiellement le onzième champion du monde de l'histoire des échecs. En rentrant au pays, Spassky dut, selon Youri Averbakh, faire son autocritique, ce que l'intéressé dément aujourd'hui. Le joueur soviétique fut aussi privé, pendant un an, de tournois internationaux.

Après sa victoire, Fischer ne participa plus à aucune compétition et s'enferma dans sa tour d'ivoire. "Une poignée de personnes trouvaient normal qu'une fois au sommet il cesse de jouer, estime aujourd'hui Boris Spassky. Lui, si perfectionniste, était devenu une sorte de dieu qui ne pouvait risquer de détruire sa superbe image." Trois ans après Reykjavik, l'Américain, en désaccord avec la FIDE sur les conditions de son match contre Anatoli Karpov, abandonna son titre sans jouer, entrant ainsi dans la légende. C'est alors seulement qu'aux yeux du monde Robert James Fischer, dit Bobby, devint roi.

Pierre Barthelemy

Putain, je suis triste ce soir !

Très.

Storytelling - Bruno Salmon

Storytelling ...on a beaucoup parlé de ce bouquin ces derniers temps.
Le thème est passionnant et primordial ces temps-ci (comment l'art et la manière de conter s'est immiscé dans le marketing - industriel et politique - au point de substituer l'histoire racontée et sa mise en scène au fond) et les perspectives sont vertigineuses quant à la tentative - et a priori la réussite parfois, souvent (?) - de main mise sur l'imaginaire d'un public (d'une nation) à des fins partisanes.

Si les pistes proposées sont souvent passionnantes, le sujet, trouvé-je, méritait bien mieux ou au moins bien plus développé.
J'ai trop souvent eu le désagréable sentiment qu'on me menait en bateau dans la manière de présenter la démonstration. Trop de références citées mais pas creusées, ni mises en opposition. Ca en devient a minima gênant... au pire, suspect. Dommage.

Et pourtant, il ne s'agit pas de théorie mais de faits. Donc rien de moins contestable.
Bruno Salmon a quand même réussi à me faire douter... Toute la partie concernant la mise en histoire de la guerre en Irak et de tout ce qui l'entoure (grosso modo, toute la fin du livre) est trop entachée de raccourcis pour être percutante, voire être convaincante.
Peut être a-t-il vu trop trop large pour si peu de pages...

Ca dessert la présentation, pourtant claire, de la manière dont le fond est désormais contourné au profit de la mise en récit de la politique et de l'imaginaire collectif d'une nation.

Ceci dit, le thème est suffisamment important pour qu'au bout du compte la lecture soit nécessaire... à condition d'aller chercher encore plus loin (une imposante bibliographie est proposée en annexe... mais peut-être eut-il mieux valu que l'auteur en tire réellement la substantifique moëlle).

Et puis un livre qui entre autres choses et en 212 pages fait référence à Don DeLillo, à 'Liberty Valance', au 'No Logo' de Naomi Klein, au 'peuple qui manque' de Deleuze, au 'territoire où tout jugement moral est suspendu' de Kundera, au temps de l'héroïsme (marquer sa sagesse) de la sagesse (gagner la confiance) et du mythe (atteindre l'éternité) comme calque à appliquer à la vie des marques, qui fait référence à Jack Bauer et surtout (désolé pour l'insistance) à Achab et Moby Dick, ce livre là, à mon sens mérite de servir à tout le moins de clé d'entrée vers ces univers, et aussi vers la thèse de 'Storytelling'.

Un chef d'oeuvre: La Route

La_route "Quand il se réveillait dans les bois dans l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l'enfant qui dormait à son côté. Les nuits obscures au-delà de l'obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d'avant. Comme l'assaut d'on ne sait quel glaucome froid assombrissant le monde sous sa taie. A chaque précieuse respiration sa main se soulevait et retombait doucement. Il repoussa la bâche en plastique et se souleva dans les vêtements et les ouvertures empuantis et regarda vers l'est en quête d'une lumière mais il n'y en avait pas."

Ainsi commence le dernier roman de Cormac McCarthy - 'La Route' (Prix Pulitzer 2007).
Et ainsi il continue.
Comme un voyage immobile, sans avant ni après, sans hier ni lendemain. Sans raison non plus, si ce n'est l'obsession de ce père qui chemine vers le sud avec son fils dans un monde dévasté d'après catastrophe.

Le parcours semé de désolation, d'évitements des autres.
Le jour se distingue de la nuit car il est seulement moins sombre que la nuit.
Les cendres n'ont pas fini de redescendre sur terre, elles obscurcissent le ciel et tapissent le sol de couches grisâtres.
Il fait froid, il pleut noir, il neige gris.
Les hommes sont ailleurs. Seuls survivent quelques uns, qui arrivés au presque bout de l'humanité cherchent encore à s'en prendre aux autres.

A travers les montagnes, les forêts protectrices, les villes fantômes, sur les asphaltes ayant figés les corps calcinés dans des poses grotesques, un homme et son fils cheminent donc vers le sud.
On avance avec eux dans un moment de la vie ou tout s'est simplifié tant il n'y a plus couleurs, profondeur, nuance. Tout est gris ou noir, gentil ou méchant, vie ou mort et où tout s'est compliqué parce que plus rien de ce qui a existé n'est là.
Ce qui les tient c'est la conscience de quelque chose que l'homme doit transmettre à son fils.

Loin d'être une épopée glorieuse, loin d'être la narration de péripéties faites d'aventures et de rencontres, avec 'La Route' McCarthy ne donne ni leçon ni point de vue sur l'humanité, le mal ou le bien. Il amène juste l'humanité au plus loin de ce à quoi elle peut-être confrontée, une fois passé le gouffre de la destruction du monde, dépouillée de tout, au milieu du plus hostile. Il l'amène juste à la question de savoir ce qui fonde la nature humaine, ce qu'elle a de fondamental à transmettre, ce qui constitue le seul feu à ne jamais éteindre.

Je ne parle jamais de chef d'oeuvre. Je n'aime pas les raccourcis qui consistent à à taxer ce qu'on aime de chef d'oeuvre. Je n'aime que tout soit chef d'oeuvre dès lors que.
Mais là...
Impossible pour moi de sortir de ce livre. Impossible pendant sa lecture, impossible depuis. Il tapisse et s'infuse car dépouillé au complet de tout artifice. L'impression de lire un classique. Mais pas de lire un classique déjà établit. Pas un classique institutionnalisé par quelque académie.
Non, l'impression pour moi de lire un futur classique de la littérature juste au moment de sa sorite. L'impression de participer à quelque chose.
Je lis beaucoup. Des choses me plaisent, d'autres me touchent, d'autres je les abandonne en cours de lecture...
'La Route' m'est au-delà de ça.

Et si l'oeuvre de McCarthy est conséquente et déjà considérable, je crois que là, il a écrit son plus grand livre. Un livre loin, donc, du discours moralisateur, loin du point de vue sur l'Homme, loin de la parabole sur la fin des Temps... un livre qui s'achève sur une interrogation et un vertige qui restent après que les pages sont tournées: Qui parle ? Nous raconte-t-on le bout du monde ou la naissance d'un mythe fondateur et sa transmission ?

Un chef d'oeuvre, donc ?

UN CHEF D'OEUVRE !!!

La chronique du 'Monde'
La chronique de 'L'Express'

Laporte is Dieu... ou presque...

Une citation définitive de Bernard Laporte, qui commentait sa visite à la Martinique samedi:

Laporte: "Je voulais voir les Antilles de vive voix..."

Olé !

2008, Année du Bout de Ma B... !

7477 Nouvelle année, donc.

Ni plus moins que la précédente à même époque...
Rien d'exceptionnel donc.

Etat des lieux du bonhomme et objectifs pour savoir d'où je pars et vers où aller en cette année bissextile (où c'est que je travaillerai donc plus, mais, n'étant pas payé à l'heure, je ne gagnerai pas une journée de plus en salaire):

- la tête cogne encore de temps à autres, c'est revenu même un peu en fréquence ces derniers temps... je dois pouvoir être plus régulier avec les crises de migraine, c'est pas complexe à favoriser, donc indexer leur fréquence sur les cours du pétrole me parait quelque chose de jouable.

- le dos me fait ces derniers temps rater des heures de sommeil pour un autre motif que migraine, acidité gastrique ou gamberge. C'est toujours bien de diversifier, de ne pas dépendre que d'un seul mal. Si l'un s'écroule, on peut toujours s'appuyer sur un autre... une vraie gestion de père de famille ! Bref, le dos ça faisait longtemps... c'est les lombaires, ça crame terrible et les anti-douleurs ne ruine tant l'estomac que je préfère encore subir le mal de dos qui m'est moins difficile à supporter. Je 'dors' par terre avec un matelas basique et un oreiller câlé dans le dos... la chaleur soulage un chouïa.
Objectif donc pour 2008, gagner en chaleur dans la région des lombaires... Attention: attendre l'objectif sans augmenter la consommation de fuel... sinon la fréquence des migraines va péter des plafonds crâniens que je n'ai pas encore envie d'atteindre...

- le bide: un classique. Pas besoin d'en rajouter, quoique je fasse, impossible d'envisager un endormissement avant le premier ravitaillement d'Alonzo sans incendie de la tripe. So... juste maintenir.

- le mental: dans le genre 'indexé sur les résultats du PSG', en voilà un qui se pose-là. Classique aussi. Je compose avec (sans ?), l'écueil prochain au niveau du taf me permettra de voir où j'en suis... pas d'objectif particulier sur cet item cet année. J'aimerais au moins les quarts. Wait & See...

- les reins: inconnue de l'année. Grande inconnue depuis quelques mois maintenant... ça vient, ça va. La variante de cette fin 2007: l'évacuation par voie naturelle de calculs suffisamment petit pour filer comme ça... mais suffisamment gros pour faire sincèrement souhaiter d'être capable de pisser par la bouche. Je les connaissais se balladant dans les reins, les voilà qui me font connaitre le bout de ma b... sous un autre jour. Si possible, objectif à la baisse.

Parce que le reste, ok, no soucy, je connais, je gère, j'ignore, j'adapte... mais ça, oh! putain! J'en fais don à qui veux (ou pas d'ailleurs).

Je demande juste que 2008 ne reste pas jusqu'à son terme ce qu'elle est en ce moment: l'Année du Bout de Ma Bite !

Le futur REM

Rem06 Michael Stipe a commandé à un français (Mathieu Saura) de présenter peu à peu le prochain album de R.E.M. sur le net.

Cet album prévu pour le 31 mars 2008 s'intitulera 'Accelerate' (si cela est en rapport avec ce que l'on peut entendre sur le 'Rather Ripped' de Sonic Youth... ça ne peut qu'être bon !!!).

Pour générer le buzz, le groupe met peu à peu en ligne ce qui est annoncé comme étant les rehearsals de Dublin, joués en public l'été dernier.
Pour l'instant c'est assez... heu... arty et sans musique. Vous pouvez visionner les archives jour après jour.
Mais si ce sont vraiment des extraits des rehearsals qui sont diffusés à terme, ça devrait le faire... La qualité est top. Le groupe permet les remix et autres manip' apparemment.

Où découvrir tout ça ?

Ici: ninetynights.com

Impatient d'y entendre de la musique !

Les Grandes Equipes Ne Meurent Jamais (III)

Lu dans Le Monde daté du 05/01/08:

Liverpool se dope à l'énergie rock

L'entrée du Cavern Club, à Liverpool.  | Phil Noble / Reuters
L'entrée du Cavern Club, à Liverpool (Phil Noble / Reuters)

Toute la ville en parle. Entre excitation et nostalgie, les Scousers (habitants de Liverpool) attendent le grand retour de deux enfants du coin. Ringo Starr ouvrira le bal le 11 janvier pour fêter l'inauguration officielle de l'Arena, gigantesque salle de spectacles plantée près des docks.

Le 1er juin à l'autre bout de la ville, sur la pelouse du stade d'Anfield, fief des Reds du Liverpool Football Club depuis 1892, ce sera au tour de Paul McCartney de donner un concert en hommage à la ville de son coeur, désignée il y a quatre ans capitale culturelle européenne pour l'année 2008.

Le dernier concert des Beatles à Liverpool date de 1965, dans la salle old fashion de l'Empire, sur Lime Street. Depuis, les Scarabées ont conquis le monde mais n'ont jamais oublié la ville de leur enfance et adolescence. En 1971, John Lennon déclarait : "Mon amour de New York a quelque chose en commun avec mon amour pour Liverpool. On retrouve dans ces deux villes la même énergie positive..." Une énergie qui s'est manifestée sur les bords de la Mersey à travers la scène musicale. Des Beatles aux Dead 60's en passant par Gerry and the Pacemakers, Echo and the Bunnymen ou The Icicle Works, les groupes de Liverpoool ont souvent fait parler d'eux.

Le Cavern Club dans Matthew Street, où les Beatles firent leurs débuts en février 1961, reste évidemment un endroit de pèlerinage, même si ce club en sous-sol a été reconstruit (à l'identique) en 1984. Mais d'autres endroits liés à la musique valent le déplacement comme les Parr Studios. Ses cinq studios d'enregistrement sont réputés pour leur acoustique exceptionnelle.

Murs en bois dans l'un, en pierre dans l'autre, en moquette dans un troisième... De Deep Purple à Coldplay en passant par Echo and the Bunnymen ou New Order, nombreux sont les groupes célèbres à y avoir travaillé. Aujourd'hui, d'autres stars de la pop ou de musique classique continuent d'y venir. "La scène musicale locale a toujours été ouverte et vivante. L'héritage des Beatles n'est pas pesant, il est stimulant", explique Matt, chanteur du groupe Dead 60's et pur Scouser.

Si John Lennon, qui a donné son nom à l'aéroport international situé dans le quartier de Speke, à deux pas de sa maison natale, pouvait revenir à Liverpool, il retrouverait instantanément cette énergie positive. Et serait stupéfait par les changements intervenus au bord des eaux souvent agitées de la Mersey.

Chantiers gigantesques, immeubles flambant neufs, lofts à bobos, docks qui après avoir été laissés à l'abandon sont devenus lieux de promenades agréables : la grande cité du nord-ouest de l'Angleterre, autrefois prospère puis longtemps montrée du doigt pour sa violence et sa misère sociale, change d'image. Elue capitale européenne de la culture 2008, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 2004, la ville redevient à la mode.

Liverpool la grise laisse désormais place à "Livercool", ville qui vient de fêter son 800e anniversaire et où il fait de nouveau bon vivre. Où l'on trouve du travail sans trop de mal. Où l'argent qui avait disparu, parfois au profit de la voisine et éternelle rivale Manchester, est de retour. Et où les amateurs de culture n'ont pas à attendre les festivités liées à la nomination de la ville comme capitale culturelle européenne pour faire le plein d'émotions.

Toiles de Bonnard, Degas ou Picasso à la Tate Gallery, annexe de la vénérable institution londonienne et installée sur Albert Dock depuis bientôt vingt ans, passionnant Musée de l'esclavage ouvert en août 2007, expos photo disséminées dans plusieurs bâtiments du centre-ville, sans oublier les multiples salles de concerts, des caves rock à la Philarmonie, réputée pour son acoustique et chère au chef Simon Rattle, autre célèbre Scouser, il y en a pour tous les goûts. Liverpool n'est plus seulement la ville du foot et des Beatles. Elle est redevenue une ville dynamique sur le plan économique et une place forte de la culture, populaire ou plus pointue.

Liverpool revient de loin. De 800 000 habitants dans les années 1950, elle n'en comptait plus que 477 000 en 2000. Désindustrialisation, chômage massif (25 % dans certains quartiers), violences urbaines, le grand port du Merseyside a pris des coups. Mais à partir du milieu des années 1980, la politique volontariste des responsables politiques alliée à l'afflux de subventions européennes aident à renverser la tendance.

De grands travaux de rénovations sont entrepris. Des centres de recherche scientifique viennent s'installer au bord de la Mersey. Entre les effets positifs de ce vaste regeneration program et l'argent investi dans les équipements culturels depuis 2003, Liverpool retrouve une image dynamique.

Détail significatif : pour la première fois depuis près d'un demi-siècle, la population du centre-ville augmente et frôle désormais 490 000 habitants. Le taux de chômage est tombé à 5,6 %, les pubs, restaurants et salles de spectacles ne désemplissent pas, et les étudiants reviennent en masse, attirés par la qualité des établissements locaux d'enseignement supérieur et par une ville où faire la fête n'est pas une notion floue. Pour s'en convaincre, il suffit de se promener le soir dans les artères piétonnes du centre-ville, entre Bold et Henry Street.

De tous les pubs alignés côte à côte, de toutes les nombreuses boîtes (du Barfly au Korova en passant par le Bumper ou le Magnet), la musique déferle dans la rue. En dépit de températures extérieures peu clémentes, beaucoup de filles sont en minijupe, les garçons en tee-shirt et l'ambiance très chaude.

"A Manchester, les prix des hôtels chutent le week-end. A Liverpool, c'est le contraire !" résume Gary Millar, responsable des Parr Studios, qui, outre leurs cinq salles d'enregistrement abritent un petit hôtel avec douze chambres de charme et un resto-pub à l'ambiance chaleureuse.

"Le prochain big business à Liverpool concernera l'industrie hôtelière. Il faut augmenter la capacité de 4 000 à 6 000 chambres", estime cet entrepreneur ambitieux, conscient que la ville est en train de devenir une destination touristique de plus en plus populaire. Méritée ? Of course.

Alain Constant
Article paru dans l'édition du 05.01.08.

Manchester 2 - Liverpool 2

Fuck Chelsea !

YEAH !!!

Le Nouveau Nouvel Album du Boss !

Wb8499brucespringsteenandtheestreet Soyons un minimum sérieux.
Maintenant que 'Magic' est de l'histoire ancienne, qu'on le connait sous toutes ses coutures, même sans l'avoir écouté, que la tournée n'aura bientôt plus aucun secret (avec tous ces rehearsals détaillés et diffusés en DL sous peu) mais juste quelques surprises, il est temps de se pencher sur l'album suivant que le Boss, dans sa démarche actuelle de nous proposer des albums en rafale avec l'insistance de la diarrhée qui cogne à la rondelle les jours de gastro, a déjà enregistré.

Si, si c'est vrai ! Il est même en DL ici

Le titre: "Darkness On Ze Edge Of Ta Gueule"

Les titres:
01 - "Wall du Son": whoâ! J'imagine le E Street d'entrée marteler le beat affolant du truc ! Ca rappelle 'Born To Run' mais aussi 'Pony Brother Under Philadelphia' mais pas trop. Le subtil de la référence à Spector et en même temps à Chuck Yeager fait qu'on est toujours dans l'expectative: 'Wall Of Sound' ou 'Mur du Son' ? A moins que ce ne soit la perceuse de Brendan O'Brien dans un mur en béton du studio... putain de mp3...

02 - "Born To Run (but not trop fast)" - Extraordinaire de tuerie ! On voit l'évolution du gars et la patte du song-writer à l'écoute de son époque dans cette histoire éternelle du mec qui a envie de fuir sa vie, tout laisser derrière et partir... mais pas trop vite parce qu'il a plus trop de point sur son permis et qu'avec les radars volant ça serait con de se faire choper sans même avoir atteint la Francilienne... si vous écoutez bien à la fin, vous entendrez le Boss qui reprend 'I wish I had a Vélib'... I wish I had a Vélib' Enorme !

03 - "The Return In The River" - LE CHEF D'OEUVRE DU BOSS ! Pas la peine de tortiller ! Le Boss thinks global ! Là tu vois, c'est le mec qui a réussi à transcender le New Jersey et à universaliser son propos d'avenir de la vie des animaux de la Terre et de la Nature de la Terre Entière de l'Univers! Rien que les premières lignes placent le personnage, le décor, l'ambiance, la perspective, le propos... tout ça quoi !
"I come from under the trou of the couche d'ozone,
Where mister when you're jaune,
C'est que you are bien irradiate..."
Et le moment où il va à la rivière... Putain c'est... MAGIC ! Because ce qu'il faut savoir, c'est que la rivière depuis '81, y'a une centrale nucléaire qui purge ses cuves dedans et une usine chimique qui déverse y ses égouts en amont... alors le gars, il y va quand même avec Mary parce qu'il sait pas tout ça et qu'en plus c'est la nuit... Bon c'est vrai au début ça pue un peu quand ils arrivent mais par amour, on fait des trucs con des fois... Bref, il emmène Mary, ils plongent et hop! ils chopent un truc bubonique et ils meurent vite. Dans des souffrances atroces. Et la chanson s'arrête au bout de 37 secondes. C'est puissant ! Comme du punk acoustique. Et puis l'idée des backing vocals assurés par Di Caprio et Al Gore... Yeah Man! Dans ta gueule Dabeul Iou !

04 - "Pink Lexus" - Le Boss revient aux chansons de bagnoles !!! Cool ! Classique mais on ne s'en lasse pas !!! En plus le gars renouvelle son propre genre ! Un vrai artiste ! Comme Columbia c'est Sony et que Sony c'est Japonais... c'est plus des Cadillac. Bref, à noter que ce titre est celui de la version U.S. Pour le reste du monde, il sera remplacé par Toyota Ranch (dont d'après la rumeur le clip serait tourné prochainement à l'usine Toyota de Valenciennes avec Antoine Kombouaré et Steve Savidan en mécanos et Jacques Mellick en employé de péage...)

05 - "Darkness On Zi Edge Of Ta Gueule" - Du GRAND SPRINGSTEEN !!! Que dis-je... du GRAND MÔSSIEU BRUCE 'THE BOSS' SPRINGSTEEN !!! La parabole du mec qui à un moment sait qu'on doit toujours revenir, qui sait qu'on est toujours attendu au tournant, qu'il y a toujours un prix à payer, qu'on doit toujours régler ses comptes, qui sait que la justice n'est pas de ce bas monde... et qui en devient saoûlant à force de le rabâcher au-delà du zinc du Balto à 23h00 quand René veut fermer un mercredi soir d'hiver après la défaite d'une équipe de France (je vous laisse le choix de laquelle) parce qu'il a encore sa caisse à faire, le RottWeiler à promener et bobonne à tringler... Une nouvelle perspective littéraire dans l'oeuvre déjà riche du Boss !

06 - "La War Is Not Bien" - L'histoire classique d'un G.I. qui, part à la guerre dans un conflit qui le dépasse... En toute bonne foi, il comprend l'ambiguïté de se battre, lui le pauvre pour le compte des puissants... Il meurt et la chanson traite de son retour... C'est assez novateur, car la guerre c'est avec l'Iran. Sarkozy vient d'atomiser Téhéran et le G.I. se retrouve éparpillé dans la stratosphère sous forme d'atomes et d'ondes radio... il regagne le pays et rentre chez lui en passant par le micro-ondes (ou la radio ? Ou par la parabole ? mais j'ai pas tout compris...) Si quelqu'un a les paroles... Help !

07 - "Pony Boys & Girls In Reno" - Une comptine assez bizarre dans le texte puisque (si j'ai tout compris) ça parle de filles qui ont des haleines de poney et de garçons qui ont des sexes énormes... Un inédit (douteux) de Peter Seeger... Je préférais 'Red Headed Woman'...

08 - "Spirit In Ze Limbes" - Le morceau qui clôt l'album. Une réflexion dans Frisco sur les esprits qu'on croyait destinés à la nuit mais qui finissent dans les limbes...

Moi je dis: impressionnant, directement dans le top 14 !

Et vous, vous en pensez quoi ?

Magic

http://pic.aceboard.net/img/286628/271/1187649097.jpg

(suite aux avis concernant Magic postés sur LOHAD)

J'avais depuis les écoutes des tas d'images en tête et d'idées de posts pour parler de cet album (ça allait de références à des menus 'Tower' de chez KFC déjà oubliés alors qu'ils ne sont même pas digérés au racontage des douze stations de 'Magic' comme autant de rounds du combat d'un boxeur fatigant bouffi et fatigué mais toujours capables de fulgurances en fin de combat - ah! 'Last To Die' / 'Long Walk Home' / 'Devil's Arcade')...

...mais voila, même pas envie de m'y mettre tant je ne réussi même pas à être déçu par 'Magic'.
Il prend déjà la poussière.
Depuis deux jours.
J'ai le dernier PJ Harvey qui me trouble et m'envoute et tant et tant d'autres à risquer...
Bref.
Je me suis quand même plongé dans vos avis depuis l'ouverture de ce post pour voir si quelque chose m'avait échappé ou si une puce pouvait m'être glissée à l'oreille...

Et je suis tombé sur le post suivant qui résume assez bien le fond de ma pensée. Je me permets de le reprendre (et de compléter deux / trois choses dans la foulée).
Pas de puce mais un point de vue partagé.

Citation :

deviljooz  a dit :

Pour moi, attendre une date « officielle » de sortie commerciale, ça veut rien dire. Je préfère me faire une idée de ce que je vais acheter (ou pas) avant, si je peux en avoir un aperçu, c’est mieux. Les pesos ne poussent pas sur les cactus pour les balancer dans le puits de l’hacienda (proverbe mexicain)
Déjà conquis par Radio Nowhere qui est une bonne accroche de départ, je me lance dans l’écoute de « Magic », malgré un choix de titre pas très « Springsteen », je trouve (comme beaucoup).
L’enchainements des chansons “You’ll be comin’ down-Livin’ in the Future-Your own worst ennemy-Gypsy biker-Girls in their summer clothes” restent d’un niveau très moyen: C’est vrai que Springsteen semble chercher un nouveau son, entre beach boys, beatles (on l’a dit), ancien et moderne, en tout cas, le résultat n’est pas probant. L’énergie évidente et simple présente dans Radio Nowhere ne se retrouve pas dans ces titres, malgré des arrangements très (ou trop ?) travaillés.
La suite est meilleure, avec les titres I’ll Work For Your Love (plus direct), Magic (qui fait penser à Tom Joad), Last to Die (avec un bon son 70’s maitrisé) et le très bon Long Walk Home. Devil’s Arcade reste à part par son orchestration décalée. Terry’s Song, (hommage à son ami Terry Magovern) est une chanson un peu trop intime, pas assez universelle pour retenir l’attention.
Au final, un bilan mitigé pour un album dont j’attendais beaucoup, peut être trop. Le problème de Springsteen aujourd’hui avec le ESB est existentiel, qu’est-ce que le ESB ? On est entre la nostalgie d’une époque et la modernisation du bazard, ça ressemble à ci ou à ça, ça n’a pas d’identité propre, un titre comme Magic sonne plus « Springsteen-solo » que « Springsteen-groupe ».
La raison de tout cela pourrait bien être le fait que les membres du ESB et le Boss ont passé moins de temps en studio sur cet opus, à travailler ensemble (plus en décalé) que sur « The River » par exemple. Le résultat ne peut pas être le même, chacun des membres doit s’imprégner des chansons et imprégner à son tour la chanson et donner à Bruce de la matière et du sens musical. Pourquoi ne retrouvons nous pas une intro au saxophone bien sentie de Soul du Big Man, par exemple, qui ne vient qu’en superposition sur des solos convenus ? Cette interactivité, cette alchimie, ne peut pas opérer dans les conditions évoquées (ou que très rarement) où l’on boucle un album « à la va vite » dans un studio genre hall de gare.
Magic semble être un disque schématique, taillé sans doute pour être développé sur scène, soit, mais comme disait Arizona précédemment, ça fait une galette un peu légère.

Je ne rentrerai pas dans les subtilités de son (il juste va falloir mettre à plat cette notion de 'mur du son' pour savoir si on parle de la même chose que celle que je connais... parce que j'ai beau chercher... no Wall Of Sound dans les parages, mais on s'en fout à la limite) ou de la structure des morceaux.

Juste les deux / trois compléments annoncés plus haut:

Je n'ai pas l'impression d'entendre un album du Boss avec le E Street Band, mais plutôt un album de Springsteen & Brendan O'Brien conviant les membres du ESB. Pourquoi pas après tout ?
Juste je ne vois pas pourquoi convier les gars pour jouer sur des morceaux qui ressemblent au pire cauchemar que je pouvais avoir concernant le Boss: des machins à clochette (glokenspiel) qui sonnent comme des compos pour un Boss qui aurait viré Tom Jones bouffi d'amphé, de coke, de sucre et de cortisone et qui cachetonnerait lors de shows de Noel enregistrés à Las Vegas et diffusés sur un network US avec une mise en scène 'Marie & Gilbert Carpentier replica'.
L'horreur vous dis-je.
'Your Own Worst...', 'I'll Work...' sont les morceaux que je range dans cette catégorie.
Qu'il aille dans cette voie, no soucy, c'est lui qui mène et nous qui suivons.
Mais pourquoi le ESB dans cette galère ?

Et puis l'ironie sûrement: de tous les morceaux de 'Magic' qui ressemblent étrangement à d'anciens morceaux du Boss himself - une nouvelle constante chez Springsteen soit dit en passant ('Magic' pur mix à mes oreilles de 'Ghost Of Vous Savez Qui' et de 'Paradise' ou 'Living In The Future' resucée à l'identique de 'Tenth Avenue...') ce dernier titre nous ramène en '75 tout en parlant 'vivre dans le futur'... mouais... ironie, donc, sûrement.
D'abord, quitte à reprendre le passé, un Greatest Hits ou un Best Of est plus honnête pour les ceusses qui suivent depuis longtemps ou pour les ceusses qui veulent connaitre. Ensuite, me refaire le passé et entendre que l'artiste est de retour, ça me fait me gondoler: il ne refera jamais 'BTR', il ne refera jamais mon rapport à 'BTR'... le propre de l'artiste à mon sens c'est sa capacité à s'affranchir de ce qu'il a déjà fait et s'obliger à prendre le risque de me décevoir en allant vers là où je ne m'y attend pas, là où il va ouvrir des voies; De prendre le risque de me dérouter et de ne pas y arriver.
On me dira qu'il n'a pas voulu refaire 'BTR' (ou 'Ghost Of...' ou 'Rising'). Certes. Alors pourquoi ressortir 'Tenth' ('Tom Joad' ou 'Paradise') ?

Enfin et pour finir (mais je sais que j'oublie un truc mais tant pis) malgré tout, comme un boxeur qui se rappelle sa splendeur lointainement passée lors d'un combat miteux et mal engagé à Las Vegas (encore) diffusé ce coup-ci en pay-per-view, le bonhomme garde cette capacité à enchaîner des choses qui, si on n'y prend garde, peuvent nous renvoyer direct back to Bruce Springsteen et à ce qui fait que ce mec, enfin, putain merde quand même quoi...

Et comme le concernant je n'ai jamais envie de prendre garde à ses fulgurances, me voici déjà et encore, depuis hier soir, en attente de la suite à venir...

Ah oui, le truc oublié qui m'est revenu entre temps...
Pop.
Pop?
Mouais.
'Girls In...' qui flirte avec le show Tom Jonesque de tout à l'heure... me gonfle.
La pop, c'est léger.
Là, je visualise bien les 'Girls Dans Leurs Robes d'Eté'... Si, si... sauf que la vision que j'en ai c'est que non seulement elles sortent pour la troisième fois de la journée de chez KFC, et qu'en plus le Pepsi n'était pas light, que les menus étaient XL et qu'elles mangent encore des brownies en filant vers chez McDo...

Certes les 'Girls' sont en robe d'été... mais elles sont bien grasses quand même... et c'est pas léger.

C'est pas pop.

White Chalk

J'aime énormément le taf de cette nana.
J'ai découvert grâce aux Inrocks de quand ils étaient bien... avec 'Dry'.
Apre et tout ça. Obligé de se bagarrer pour entrer là-dedans vu ce que j'écoutais à l'époque.
Et puis 'To Bring You My Love'... aïe, aïe, aïe...
Juste énorme.

Et cette belette vue sur scène à cette époque, toute frêle qui arrache et provoque.

Et puis 'Is This Desire'. Comme une parenthèse. Un album que j'adore. Pas le préféré généralement. Mon préféré.

Et puis la suite. Je lâche un peu.
Elle a dû s'en rendre compte.
A Rock en Seine, je me retrouve sous elle.
On se comprend.
Elle sur scène, moi devant. Point de vue 'émouvant'. La Gibson cache tout. Même s'il n'y a rien à voir, la prestance est extrèmement équivoque et provocante. Comme un gros doigt d'honneur dans ma face.
Les morceaux s'enchainent. Balancés en pleine tronche, hargneux, teigneux, scrongneugneu...

Elle me rappelle avec tout ça que je n'aurais pas dû lâcher.
Désolé PJ.
Je le ferais plus.

Alors c'est une belle nouvelle que cette sortie. Quoique ça vaille, j'y vais les z'yeux fermés... mais pas trop quand même, j'essayerai en douce de regarder le cd par en dessous, des fois que je puisse revoir la culotte de PJ Harvey...

http://members.iinet.net.au/~michaelbolger/mp3/polly%20jean.jpg

mars 2008

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