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Johnny Thunders ...In Cold Blood

Thunders_in_cold_blood Je viens de boucler 'Johnny Thunders ...In Cold Blood' de Nina Antonia...

De l'enfance et adolescence dédiée au base-ball au passage à la musique, des Dolls aux Heartbreakers, de Gibson à James Trussard, de New York à Paris, de Stockholm à La Nouvelle Orléans, de héros à héro (à moins que ce ne soit l'inverse)... la vie de Johnny Thunders racontée par les faits, les portes ouvertes et les murs pris... systématiquement...

Le gâchis complet d'un talent qui a engendré tant et tant de vocations de musiciens (et de dealers) est racontée de l'intérieur, le tout est richement agrémenté de photos mais  le dit-tout est parfois inégal et fastidieux...

Inégal car l'enfance et l'adolescence sont vite expédiées et aussi la période New York Dolls est en partie reprise d'un précédent bouquin d'Antonia sur les Dolls...
Fastidieux quand une bonne partie du bouquin narre les errances de projets mort nés plus développés que les Heartbreakers ou les Dolls... fastidieux mais néammoins intéressant.

Cependant la rage, le parcours du gars, les anecdotes qui dégoulinent de partout, le destin tragique de ces gars (Thunders, Murcia, Bators, Nolan...) dont la fin dans les caniveaux du rock sont annoncés dès le début de leur entrée dans le rock...
...et surtout le dernier chapitre 'Fate and Fatality' qui raconte le bout de la course de ce bonhomme (forte émotion même si on sait la fin de l'histoire), emportent le tout et me font vous recommander ce bouquin (pas encore traduit à ma connaissance...)

Un bouquin sur un destin, pas besoin d'être fan absolu du bonhomme...

England's Dreaming

Englands_dreaming England's Dreaming - Les Sex Pistols et le Punk de Jon Savage (éditions Allia... évidemment).

Ca faisait bien longtemps que je passais devant aux Parallèles... et puis crack... carte bleue... après le Please Kill Me (McNeil / McCain) mythique des mêmes z'éditions Allia, retour vers le punk, anglais ce coup-ci...
Avec le Lipstick Traces de Greil Marcus (pas la peine de dire quel éditeur l'a sorti en France... si ? bon bin... Allia) ça fera une belle trilogie punkoïde !!!

Alors voila...
Tant à voir et en même temps rien à voir avec le Please Kill Me...

Tant à voir parce que même matériau brut (brut c'est vraiment le terme, je crois...)
Mais l'approche est si différente...
Là où les américains parlent de leur punk 'de l'intérieur' (extraits d'interviews, de déclarations...), l'Anglais en parle 'de l'extérieur'. Non que Jon Savage n'ai pas vécu cette période, mais l'auteur navigue constamment entre trois niveaux de récit:

-le contexte politique et social de l'Angleterre de la période et l'origine de ce contexte,
-les considérations intellectuelles et artistiques de l'époque,
-la chronologie de l'histoire des Sex Pistols et du punk anglais à l'aune des Pistols...

Moins jubilatoire que Please Kill Me, England's Dreaming n'en est pas moins l'excellent complément.
Pas une suite ou une copie.
Un point de vue complémentaire en ce qu'il n'est pas une redite (au niveau des faits racontés, au niveau de l'approche choisie par l'auteur).

England's Dreaming
analyse plus quand Please Kill Me constate. C'est comme ça que je vois la chose.

England's Dreaming fait ressortir le glauque de la période de manière plus froide. Plus globale aussi. England's Dreaming, au bout du compte (du conte ? Westwood ou McLaren en fée ?), résonne presque comme une contribution à une histoire (peut-être déjà écrite par ailleurs) de la violence sociale dans l'Angleterre des années 70...

On pense aux mineurs,
on pense à Bobby Sands,
on pense aux hooligans...

On sait Thatcher...

C'est très troublant l'histoire du punk... et pas seulement musicalement...

Je vais retourner à l'immense David Peace !!!

Memphis, aux racines du Blues et du Rock

Memphis_aux_racines Si la production écrite française concernant le rock s'étoffe de plus en plus avec les années, force est de constater que ces écrits sont souvent l'apologie (sous forme de bio) d'un artiste, d'un groupe...
On lit les faits, les anecdotes comme autant de dossiers de presse ou brèves pèchées ça et là comme autant de re-dites et de poncifs... rarement, trouvé-je, a-t-on à faire à une véritable érudition. Quant à envisager une 'vision' qui porte l'ensemble du texte... autant ne pas chercher... ou alors si, il faut chercher, chercher, chercher...

Florent Mazzoleni s'attaque à forte partie: Memphis. Forte partie d'abord parce qu'une encyclopédie serait nécessaire à narrer l'histoire musicale de cette ville et sa place au carrefour des musiques américaines. Elle serait d'autant plus nécessaire cette encyclopédie quand le propos pourrait être de s'attacher à lier l'évolution de la scène musicale de Memphis à l'Histoire des Etats-Unis.
Forte partie ensuite, car l'auteur évolue sur un terrain balisé par des Guralnik, Tosches, Marcus... ni plus, ni moins... hors les écrits de ces gars-là forment un corpus de littérature rock façon références incontournables voire absolues dans les thématiques abordées... on pourrait citer l'aspect définitif de 'Sweet Soul Music', les côtés érudits et hallucinés de 'Country', 'Mystery Train', les côtés parti pris et déviant de 'Dead Elvis'... comme autant de sommes parmi les sommes consacrées à la musique rock et soul, consacrées à la culture américaine.

Autant dire que, comparées à ce qui précède, les 169 pages de Florent Mazzoleni semblent de prime abord légères, voire suicidaires quand on découvre le titre entier: 'Memphis -Aux Racines du Rock et de la Soul'.

Et pourtant...

Le tour de force de l'auteur est de ne pas tenter de se placer en face, en vis-à-vis, en opposition (comme vous le voudrez) de ses augustes devanciers. 'Memphis...' se suffit à lui même en ce qu'il a sa propre ambition, celle de tracer un panorama historique de l'art musical de Memphis. On part de Beale Street et le voyage est un pur plaisir qui donne à voir, qui donne à découvrir à la manière d'un guide. Charge a chacun de continuer à découvrir, à creuser, à exhumer si envie, et si besoin.
Car ce que j'ai apprécié dans ce texte c'est que 'Memphis...' narre les grandes lignes sans être superflu. Et c'est là que l'érudition joue un rôle prépondérant: elle n'est pas pédante, elle sert à donner corps à la grande charpente historique du texte. Les références et anecdotes tombent à point nommé.

On sent que l'auteur sait de quoi il parle, on sent qu'il en a encore beaucoup en réserve et surtout on sent la maîtrise de l'oeuvre par le simple fait que ce savoir n'est pas étalé, ni complaisant. Il ne s'agit pas d'un texte où l'auteur se donne en spectacle, il s'agit d'un texte. Tout simplement d'un texte qui se tient par lui-même.

Et quand on se situe sur ce territoire de Memphis, du rock, de la soul, de leurs racines musicales et sociales, réussir à trouver une place judicieuse parmi tout ce qui a déjà été écrit relève d'une maîtrise et d'un talent qu'il faut dire !

Donc je le dis, lisez 'Memphis - Aux Racines du Rock et de la Soul' de Florent Mazzoleni aux Editions Castor Music (9 euros).

Secret Police Man

Secret_police_man Bouclé le Secret Police Man d'Henry Padovani il y a quelques jours... je le recommande aux celles zé ceusses que la musique et le rock européen de ces 25/30 dernières années intéresse...

Juste un bon bouquin qui raconte un parcours musical comme pas beaucoup dans notre pays peuvent s'en prévaloir je pense, qui parle d'un moment du rock, de groupes qui démarrent, de carrière qui se construit et évolue, des maisons de disques (IRS !!!), de management d'artiste... Des jolis noms croisés, The Police, of course, but aussi The Flying Padovani's, Wayne County & Electric Chairs, Johnny Thunders, The Flaming Groovies, REM, Fine Young Canibals, Kim Wilde (rhâââ... Kim Wilde), Bono, The Lords Of The New Church, Zucchero, Pavarotti (hé, hé, hé !!!) et j'en oublie...

Bref une bonne lecture sur une bonne époque et sur un mec qui colle deux références à Springsteen... ici et là... à vous de les retrouver... hé ouais, bougez vos fesses du canapé, au moins pour commander sur amazon !!!

Memphis - Aux racines du Rock et de la Soul

Memphis Si la production écrite française concernant le rock s'étoffe de plus en plus avec les années, force est de constater que ces écrits sont souvent l'apologie (sous forme de bio) d'un artiste, d'un groupe...
On lit les faits, les anecdotes comme autant de dossiers de presse ou brèves pèchées ça et là comme autant de re-dites et de poncifs... rarement, trouvé-je, a-t-on à faire à une véritable érudition. Quant à envisager une 'vision' qui porte l'ensemble du texte... autant ne pas chercher... ou alors si, il faut chercher, chercher, chercher...

Florent Mazzoleni s'attaque à forte partie: Memphis. Forte partie d'abord parce qu'une encyclopédie serait nécessaire à narrer l'histoire musicale de cette ville et sa place au carrefour des musiques américaines. Elle serait d'autant plus nécessaire cette encyclopédie quand le propos pourrait être de s'attacher à lier l'évolution de la scène musicale de Memphis à l'Histoire des Etats-Unis.
Forte partie ensuite, car l'auteur évolue sur un terrain balisé par des Guralnik, Tosches, Marcus... ni plus, ni moins... hors les écrits de ces gars-là forment un corpus de littérature rock façon références incontournables voire absolues dans les thématiques abordées... on pourrait citer l'aspect définitif de 'Sweet Soul Music', les côtés érudits et hallucinés de 'Country', 'Mystery Train', les côtés parti pris et déviant de 'Dead Elvis'... comme autant de sommes parmi les sommes consacrées à la musique rock et soul, consacrées à la culture américaine.

Autant dire que, comparées à ce qui précède, les 169 pages de Florent Mazzoleni semblent de prime abord légères, voire suicidaires quand on découvre le titre entier: 'Memphis -Aux Racines du Rock et de la Soul'.

Et pourtant...

Le tour de force de l'auteur est de ne pas tenter de se placer en face, en vis-à-vis, en opposition (comme vous le voudrez) de ses augustes devanciers. 'Memphis...' se suffit à lui même en ce qu'il a sa propre ambition, celle de tracer un panorama historique de l'art musical de Memphis. On part de Beale Street et le voyage est un pur plaisir qui donne à voir, qui donne à découvrir à la manière d'un guide. Charge a chacun de continuer à découvrir, à creuser, à exhumer si envie, et si besoin.
Car ce que j'ai apprécié dans ce texte c'est que 'Memphis...' narre les grandes lignes sans être superflu. Et c'est là que l'érudition joue un rôle prépondérant: elle n'est pas pédante, elle sert à donner corps à la grande charpente historique du texte. Les références et anecdotes tombent à point nommé.

On sent que l'auteur sait de quoi il parle, on sent qu'il en a encore beaucoup en réserve et surtout on sent la maîtrise de l'oeuvre par le simple fait que ce savoir n'est pas étalé, ni complaisant. Il ne s'agit pas d'un texte où l'auteur se donne en spectacle, il s'agit d'un texte. Tout simplement d'un texte qui se tient par lui-même.

Et quand on se situe sur ce territoire de Memphis, du rock, de la soul, de leurs racines musicales et sociales, réussir à trouver une place judicieuse parmi tout ce qui a déjà été écrit relève d'une maîtrise et d'un talent qu'il faut dire !

Donc je le dis, lisez 'Memphis - Aux Racines du Rock et de la Soul' de Florent Mazzoleni aux Editions Castor Music (9 euros).

Melting Pop

Melting_pop Comment dire...
Les exegèses et les thèses ont généralement ce don de me gonfler au plus haut point (celui de là-haut, tout là-haut le point... c'est dire...)

Ici, tout concours, sur le papier, à figurer au palmarès de la vanité... une tentative de lecture de la musique via l'exposition des rapports obligatoirement imbriqués et pseudo-cryptique de l'underground et du mainstream... des chapitres sur Britney, Madonna, Marilyn Manson ou Eminem en opposition à ceux qui concernent Mike Patton, Keiji Haino, Autrechre ou AGF... limite caricatural, non ?
Dr Dre contre John Zorn, ça sent le marronier pour un 'Combien Ca Coute' du milieu, non ?

Et pourtant... et pourtant...
Ce coup-ci, l'auteur de Melting Pop (Clément Truffeau en l'occurence) parvient par son érudition jamais mise en avant façon esbrouffe (quoique parfois...) à pondre l'exposition d'une thèse sûrement pas radicalement originale mais extrèmement bien ficelée et extrèmement contemporaine (donc 'parlante') des liens dialectiques qui unissent main et under...

Un must ? A voir.. à voir... c'est déjà ça...

Je, la Mort et le Rock'n'Roll

Je_la_mort Great White... ça vous dit Great White ? Normalement non...
Fin '80 un groupe de hard U.S., West Coast de mémoire (I Don't Want To Face The Day)... qui se souvient qu'un jour Led Zep a existé et qui se met à pondre moults choses façons imitateurs de groupes qu'auraient tenté d'imiter des imitateurs de Led Zep... c'est dire...
Ceci dit, un album passable ('Once Bitten...'), un autre plus... comment dire boooooooof ('...Twice Shy') et le reste plus improbable encore... c'est dire, une fois encore... c'est dire le peu...

Alors pourquoi en parler ici ?

Eh bien il s'agit-là du point de départ (peu ou prou) de 'Je, la Mort et le Rock'n'Roll' (Chuck Klosterman - Naïve).
Ce bouquin raconte l'histoire du narrateur, chroniqueur rock qui, entre vie perso et démons rock'n'rollien (de petit acabit, faut-il dire) décide pour le compte de son magazine employeur de partir sur les lieux myhtiques de mort du rock'n'roll... généralement les lieux de trépas d'idoles rock... mais pas seulement...
S'ensuit une réflexion sur la life (le rock et autres choses aussi) assez inégale mais qui, par moment, parle à ceux qui savent les histoires du rock et les légendes afférentes...

Pas forcément un must, mais une lecture agréable et surtout un achat quasi-obligatoire pour permettre aux éditions Naïve de poursuivre un travail éditorial qui va bien au-delà de l'histoire de BITUSA ou du guide de l'histoire moult fois narré de Macca...

Enjoy !!!

(à me relire, je me rends compte qu'il manque le lien entre Great White et le bouquin... cherchez le, dém.....-vous, lisez le bouquin... et vous verrez...)

Dance With The Devil

Dance_devil 6 décembre 1969... les Stones, en tournée U.S. finissent leur périple en donnant un concert gratuit... à Altamont. Tout est dit ? Peut être. Mais peut être seulement.

Stanley Booth livre avec 'Dance With The Devil' un témoignage de l'intérieur de ce que furent les Stones à cette époque, de ce que fut le rock à ce moment, de ce que fut Altamont. Le récit fait s'entremêler trois moments: les débuts sur scène, la tournée qui amène à Altamont et la journée à Altamont, donc.

L'histoire d'une histoire qui se construit et qui se détruit en même temps, celle qui porte en elle le germe de sa propre finitude. L'histoire du rock, l'histoire des ambitions, l'histoire des hommes tout simplement...

Incontournable dans une biblio-rock. ni plus, ni moins !!!

Un démocrate: Mick Jagger 1960-1969

Democrate_jagger Comme un écho au vécu 'Dance With The Devil' de Stanley Booth, 'Un démocrate: Mick Jagger' est la lecture a posteriori et de l'extérieur de l'essence des Stones via le personnage de Mick Jagger.

Les éditions Naïve continuent à nous proposer d'excellents textes connus ou inédits sur le rock. Ici, François Bégaudeau, dont je vous laisse découvrir le pédigrée par ailleurs, énonce sa vision des Stones. Dans la phrase que vous venez de lire, c'est le mot 'vision' qui est le plus important. Il ne s'agit pas ici d'une histoire des Stones, d'une biographie de Jagger ou d'une exegèse Greil-Marcusienne de ce que fut le groupe et l'homme dans les années soixante. Il s'agit a minima de l'annonce de la mort du rock à Altamont, de la fin d'une illusion portée à leur corps presque défendant par les Stones, de la fin de la spontanéité incarnée par Jagger...
Ce livre raconte comment les histoires peuvent finir, et cela transcende la simple sphère du rock. L'écriture est tendue, la lecture est aisée et, d'une certaine manière on a l'impression d'être embarqué dans un morceau de rock, un vrai, un de ceux que les Stones pouvaient balancer à la gueule des audiences dans ces années-là. Pas d'exegèse donc, pas de prétention, juste la vision d'un gars qui nous explique Jagger, les Stones, le rock et  bien d'autres choses encore en 120 brillantes et essentielles pages.

Un des exemples, pour moi, de ce que peut être un bon livre concernant le rock. Tout simplement.

Lobotomy: Surviving The Ramones

Lobotomy Les histoires ne sont jamais mieux racontées que par ceux qui les ont vécues. Une évidence ? Evidemment. Mais les évidences ont toujours besoin d'être ré-affirmées tant on oublie trop souvent qu'une évidence doit être évidente.
Dee Dee Ramone n'est pas un styliste. Là, normalement, ceux qui savent doivent se marrer. Le bouquin qui narre son histoire des Ramones, il ne l'a pas écrite tout seul. Il ne s'agit pas d'un chef d'oeuvre de littérature rock, ou de littérature tout court. On n'en demandait pas tant, de toute manière.

La grande histoire des Ramones reste à écrire. Si on sait tout d'eux, du parcours, des membres du groupe, de l'impossible qui parvient à produire quelque chose d'essentiel, il manque toujours ce quelque chose qui rendra à jamais hommage à l'improbable archétype du rock que représentent les Ramones.
Le texte de Dee Dee n'y parvient pas. Par moment on touche à l'essence de la période, aux motifs qui ont fait que. Les anecdotes sont là. Mais le grand oeuvre est toujours attendu.

Et c'est peut-être ça qui rend le mieux hommage aux Ramones. Toujours attendus, toujours à côté. L'encyclopédie des maudits magnifiques. Du début à la fin et à leur fin, l'histoire des Ramones raconte la longue histoire de tous les rendez-vous  'ratables' d'une carrière rock. Une vie qui colle à leur musique. Une musique qui démarre au quart de tour ('one, two, three, four' gueulait Dee Dee) et qui s'arrête net. Comme leurs vies respectives. Dee Dee, Joey et Johnny n'ont pas survécu 5 ans à la fin du groupe... Une vraie vie rock.

Un archétype vous dis-je !

Mais le texte ? Rien de transcendant. Que du chromo blafard. Du glauque, comme toute cette 'esthétique' rock qui clame 'drug, sex, rock'n'roll'. Glauque et puante comme l'acide flaque de gerbe qui macule les draps d'un poivrot chanceux de ne s'être pas étouffé à la restitution de ses excès de la veille...

'Lobotomy' fait partie, à mon sens, de ces obligatoires de la littérature rock, non pas par le style ou les révélations... mais parce qu'on lit-là quelque chose qui a la force d'évoquer ce qu'a été un groupe, une musique, un mouvement, une période.

Pas dispensable si on cherche à comprendre les choses à l'aide de puzzles... je me comprends !

mars 2008

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