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Incident On 57th Street

57th_1 Il y a de ça près de trois ans, j'ai créé ce blog. D'abord chez un autre fournisseur, puis migration sur Typepad... L'envie de créer vient d'elle même. Le contenu aussi, à peu de choses près... on fignole ensuite, on ajoute, on retranche, mais dans l'ensemble, on sait ce qu'il y aura dans les colonnes de la choses. Ce qu'on ne sait pas c'est le temps qu'on pourra y consacrer... Ce que je ne connaissais pas, c'était le nom à lui donner à ce blog...
Tournant originellement autour du Boss, il m'apparaissait évident que c'est du côté de son répertoire que j'allais piocher pour un nom... Un titre de chanson, un lieu en rapport avec Springsteen, une expression dans une de ses chansons, un personnage ? Difficile en fait... le choix était tout sauf le fruit d'une longue reflexion... en effet, je cherchais et Typepad attendait patiemment que je valide le tout. Et puis moi aussi, je me collais une petite pression, car j'étais pressé de l'ouvrir enfin ce blog, pressé de démarrer à publier...

Je ne sais pas ce qui m'a conduit à choisir ce titre. Dans l'oeuvre du Boss tant de choses m'ont tant et tant et tant et tant marqué que le choix de 57th Street est surprenant. Certes, ça donne un nom de lieu, idée basique pour un endroit qui se voulait une halte, une pause sur le Boss... Mais bon, c'est venu, ça m'a paru évident, et voila...

Pour qui ne connait pas, ce nom de blog vient d'une chanson du Boss, donc.
En 1973 Springsteen sort son deuxième album The Wild, The Innocent and The E Street Shuffle. Signé par Columbia Records, il est attendu au tournant. Son premier album n'a pas rencontré le public. Les changements fréquents à la tête de la maison de disque rendront compliquées les rapports du Boss avec ses patrons. Jusqu'à Born To Run au moins. C'est une autre histoire.

Sur cet album, difficilement qualifiable de 'folk', Springsteen et son E Street Band proposent des morceaux qui deviendront des classiques de son oeuvre, mais aussi et surtout des classiques épiques sur lesquels le groupe proposera des envolées live attendues, mythiques, échevelées, épuisantes, groovantes, gigantesques...

'Incident On 57th Street' en fait partie... Peu importe ce qu'elle raconte, c'est un bijou de l'oeuvre du Boss. Ni plus, ni moins. Si vous ne connaissez pas, je vous propose une version live du 5 février 1975 au Main Point (Bryn Mawr - Pennsylvania), tirée d'un des boots les plus aimé de Bruce Springsteen. Ce concert est donné pour soutenir la salle qui connait des difficultés financières.  Le line-up est le suivant:

  • Roy Bittan - piano
  • Clarence Clemons -  sax
  • Danny Federici - organ, accordéon
  • Suki Lahav - violon
  • Bruce Springsteen -  vocals, guitar, harmonica
  • Gary W. Tallent - bass
  • Max Weinberg -  drums

C'est un cadeau.

Enjoy !!!

Sauf que...

Alors comme ça le Boss divorcerait de sa Patti...
Well...
Well, well...
Well, well, well...

Et après après dirions-nous dans tous les cas...
Qu'est-ce qu'on irait vous là-dedans...

C'est vrai après tout, chacun fait ce qu'il veut de son alliance...

Sauf que...
La dernière fois fois qu'il a divorcé le NJ Man, il nous a pondu du 'Human Touch'...

Donc, voila...
Voila, voila...
Voila, voila, voila...

Fais gaffe Bruce... fais gaffe...

Souls Of The Departed

St_georgeSait-on jamais quand les choses basculent ?
Basculent-elles d'ailleurs ou bien tout n'est-il que cheminements personnels inaliénables à chacun, vécus entre choix à faire et conséquences à subir ?

"This is a prayer,
This is a prayer for the Souls of The Departed".

Entre se lever et se bagarrer pour quelque cause et se replier sur soi pour protéger les siens de la dureté du monde qui nous entoure, l'écart se situe souvent là où la conscience que l'on a du Monde est malmenée par la réalité de son quotidien.

Entre assumer sa conscience politique et humaniste en se levant, par exemple, face à la Busherie Irakienne, ou encore dénoncer l'exploitation des immigrés des South Borders et craindre, en même temps, les rafales qui sèment aveuglément la perte violente d'innocents si proches de soi dans les quartiers des villes américaines, y a-t-il une contradiction ?

"This is a prayer,
This is a prayer for the Souls of The Departed".

Et chercher, au moins lyriquement, dans le coeur de sa propre culture, par essence 'communitariste et religieuse', les symboles et les appuis pour assurer la protection des siens, est-ce une aberration ?

"This is a prayer,
This is a prayer for the Souls of The Departed".

Depuis quelque temps maintenant, les allusions du Boss sont plus explicitement bibliques. Bibliques plus que religieuses, à mon sens. Culturelles plus que cultuelles. On le lui reproche, on l'en absous... peu importe au bout du compte. Son expression lui est inaliénable et peu importe, selon moi, comment nous recevons son art. A nous d'assumer notre appréciation.

Ceci dit, l'oeuvre du Boss depuis toujours est en lien avec des concepts judéo-chrétiens fondamentaux. Le Bien, le Mal, le Péché, la Rédemption... sont repérables depuis ses débuts et les allusions directement bibliques déjà éprouvées ('Adam raised a Cain', 'The Promised Land', 'The Price You Pay'). Il y fait plus souvent référence ces dernières années. Son écriture évolue. Ses préoccupations aussi, sans doute.

"This is a prayer,
This is a prayer for the Souls of The Departed".

Limiter le Boss au 'Rambo du Rock' de BITUSA est une caricature, on le sait tous. Le limiter au rock festif est caricatural aussi, on le sait tous. Le limiter à un chroniqueur social ou à un tribun bîgot est aussi caricatural. Tout est forcément plus complexe que ça.
Et quand tout devient plus complexe, il est plus difficile d'avoir des repères, des idées arrêtées, des frontières bien établies, des certitudes. Les doutes en bandoulière nécessitent une éthique "22 long rifle avec tête en Teflon".

Alors au moment où l'Humain magnifié dans tant de ses textes (où même celui qui faute est présenté en victime d'un système) quand cet Humain magnifié, donc, devient celui qui tire sur des mômes à East Compton, quand l'Humain magnifié ne fait rien d'autre que détourner les yeux sur ces crimes, quand les âmes des soldats morts au lointain combat sont rattrapés par la menace domestique d'une Amérique partie en couille depuis tant d'années, peut-être à ce moment-là les choses basculent-elles pour le Boss. Et peut-être cette bascule est-elle symbolisée par cette prière de 1992:

"This is a prayer,
This is a prayer for the Souls of The Departed".

Si le symbole peut-être cette prière, l'indice est plutôt l'avant-dernier couplet de la chanson:

'At night as I tuck my own son in bed
All I can think of is what if it would've been him instead
I want to build me a wall so high nothing can burn it down
Right here on my own piece of dirty ground'

La question ici n'est tant pas sur le transfert qu'un père peut faire du risque ambiant et de ses angoisses sur son fils (en l'occurrence), mais plutôt sur les moyens de protéger les siens... et quel impact que d'entendre Springsteen chanter à la première personne (et non à travers un personnage et donc hors de toute distanciation), qu'il veut 'se contruire un mur si haut que rien ne pourra le détruire'.

Qui n'a jamais connu ce ressenti ? Comme à son habitude, le Boss ne parle-t-il pas là aussi de nous, de nos angoisses et de nos craintes ?

La question de savoir qu'elle est la cellule sociale de base au Etats-Unis, celle vers laquelle on se retourne toujours, ne peut pas passer outre le thème de la 'communauté'. Qu'elle soit familiale, spirituelle et religieuse est une évidence. Qu'il y en ait d'autres, bien sûr.
Qu'au moment de protéger symboliquement les siens, d'essayer de leur trouver un sens et une raison à transmettre, est-il surprenant qu'un Américain se tourne culturellement vers la communauté ? Et est-il étonnant que cela se répercute sur l'art d'un song-writer ?

"This is a prayer,
This is a prayer for the Souls of The Departed".

Sait-on jamais quand les choses basculent ?

Je n'en sais rien, mais je pense que 'Souls Of The Departed', marque un tournant dans l'oeuvre du Boss: le passage d'une approche biographique de son oeuvre (en tout cas truffée de références personnelles) à une lecture plus engagée et plus désabusée, plus sombre du monde qui nous entoure. Ce monde n'est plus celui qu'il a si souvent narré. Il devient plus menaçant. L'est-il réellement plus, ou bien se sent-il plus vulnérable...

Enfin, est-ce une rupture ou bien à l'instar du personnage de 'Highway 29' s'agit-il de "Something (that) had been comin' for a long long time, and something that was here with (him) now" ?

Les choses basculent-elles ou bien tout n'est-il que cheminements personnels inaliénables à chacun, vécus entre choix à faire et conséquences à subir ?

Va savoir... mais tout ceci est une autre histoire... Bruce, c'est quand tu veux...

Mathilda Waltzes On Matamoros Banks

Boss10 Je trouve que "Matamoros Banks" clôt "Devils & Dust" de manière aussi émouvante, belle et passionnante que "Waltzing Mathilda" clôt "Run, Sodomy and the Lash" des Pogues.

Ca ne vous dit peut-être pas grand-chose comme parallèle, mais à la seule considération de mon SSPS (Sismographe Springsteenien Personnel et Subjectif) qui s'affole, cette comparaison place cette fin d'album à une hauteur chair-de-poulesque intensité 11 (sur une échelle de 10).

Je trouve "Matamoros Banks" magnifique, dépouillée et roborative, apaisée, charnelle et décharnée, essentielle, repectueuse, directe et uppercut en même temps. Quel refrain mon dieu, quel refrain... Très bel hommage aussi, à mon sens, à la musique des borders et au-delà aux destins macabres de ces chercheurs d'un meilleur monde (je me permets de vous conseiller-là le sublime album du spectacle musical d'Alejandro Escovedo - "By The Hand Of The Father" écrit en hommage aux générations de Mexicains immigrés du début du siècle).

Mais elle comporte un risque majeur cette chanson.

Je m'explique: je vois déjà la Patti (l'apathie ?) rejoindre le Boss sur scène et nous glacer d'effroi de ses hululements inopportuns et disgracieux, qu'elle pense sûrement divins et correspondre aux vocalises des borders quand elle ne fait en fait que plagier la célèbre chouette de Matamoros... J'ai d'autant plus peur que la légende dit qu'il y a des millénaires de ça, ce sont les hululements des chouettes de Matamoros qui firent tomber les montagnes du Ciel pour les figer sur Terre !!! Si, c'est vrai !!!

Mais après tout, seules les belles choses peuvent être salies et trahies... c'est la rançon de la beauté aussi, sûrement.

Tiens, en parlant de rançon, si je suis conduit un jour prochain à kidnapper Leah, ne le dites pas au FBI, mais on ira sûrement se cacher sur les rivages de Matamoros.

Solde de tout compte (Lettre ouverte au Boss)

Lettre ouverte à Bruce Springsteen.

Bruce,

BadlandsSans que vous ne le sachiez nos routes se sont croisées pour la première fois en 1980. Peut être ne l'avez-vous pas remarqué à ce moment-là (et rassurez-vous je n'en prends pas ombrage, je suis lucide et je sais que vous avez tant d'autres choses en tête que mon 'aficion' ), mais ce croisement de nos chemins m'a, moi, marqué au plus haut point.

Cette première écoute de 'Hungry Heart' sur un Radiola crapoteux fut le début d'un long parcours au côté de votre art. Et à ce jour, Bruce, nous cheminons toujours ensemble. Tenez-vous le pour dit. Si le parcours est classique, mon émotion à vous cotoyer n'en est pas moins sincère. Entrée dans votre monde par 'The River', remontée dans le temps jusqu'à 'Born To Run' en passant par 'Darkness', les deux premiers albums découverts et appréciés plus tard et 'Nebraska' qui me remue comme rien jusque-là et peu depuis. Puis vient l'adolescence frondeuse et poissarde qui me fait rejeter par principe 'Born In The USA' car on me pique mon 'vous à moi' à grand renforts de Springsteen-mania. Et pourtant j'aime cet album (putain... ça y est, enfin c'est dit !!!).

Je pourrais disserter des heures, que dis-je des années sur le pourquoi des comments vous comptez pour moi. Enfin... pas vous, votre art, faut pas déconner non plus. Je suis capable de m'enivrer à parler de notre 'entre nous' à l'envie et certain de saouler aussi parfois, beaucoup. Je peux le rationaliser, ce pourquoi, si vous le souhaitez, l'éxegétiser, le quantifier, mais pas besoin... Je ne cherche plus ni à convaincre, ni à me convaincre. J'ai dépassé ce stade.
Au bout du bout du compte, Bruce, au-delà de vos textes, musiques, ambiances, carrière, choix, attitudes, magnitudes... le point de non-retour de ce qui fait mon moi par rapport à vous, c'est l'évidence de tout ce que vous m'apportez.

L'évidente évidence qu'ont ces Himalayas quand on se retrouve à leur pied.

Et pourtant Bruce, et pourtant...

Savez-vous que nous avons un compte à régler tout les deux, Bruce ? Cherchez bien... Non ? Vous ne voyez pas ?
Putain d'années '90 ! Pour des tas de raisons. Concernant notre 'entre nous', je ne vous cache pas que 'Human Touch' me désola au plus haut point. Peut-être l'avez noté, quand une fois encore, tentant de remonter du gouffre dans lequel vous m'aviez conduit à cette occasion, nous nous croisâmes à Barcelone, dans les Arenes, sur la tournée. Vous sur scène, moi dans le public. Mon regard affligé ne permettait même pas de mesurer l'ampleur du désastre que représentait pour moi cet album. Avez-vous croisé ce regard, Bruce ? En avez-vous mesuré la morne profondeur ? Vous m'avez fait mal sur ce coup-là. De ces jours funestes, je sais donc que vous êtes capable de me faire mal. Depuis une crainte m'habite toujours quand à vos nouveaux projets.

Pour autant, je fais partie de ceux sur lesquels vous pourrez toujours compter dans le dernier carré de vos obligés lors de quelque prochaine bérézina. Qu'on me comprenne bien: je ne suis pas de ces adorateurs inconditionnels vers lesquels il faudra chercher votre Mark Chapman, le jour où vous passerez à la postérité à grands coups de 22 long rifle. Je serai de ce dernier carré bérézinien, prêt à vous défendre, certes, mais en ayant toujours le coup-de-pied au cul prompt à jaillir pour éviter les égarements funestes dans lesquels vous serez toujours bien capables de vous fourvoyer.

Alors bien sûr, l'immense 'Tracks', mais il s'agit de matériel ancien.
Alors bien sûr 'Tom Joad'. Mais enfin... rien de transcendant à mon goût comparé aux saveurs de l'antan. Un retour partiel mais pas l'évidence.
Alors bien sûr d'intéressantes expériences au service de films, des pistes, des espoirs, des attentes, des rêves.
Et puis bien sûr le retour du E Street Band live. Mais en album ? Rien...
Et puis 'The Rising'. Production lourde, album marqué au sceau de la tragédie, mais quand même... beaucoup de belles choses... toujours pas l'évidence, mais de belles choses quand même et surtout le sentiment que étiez toujours vivant: je relève un sourcil. Accordez-moi cependant que c'est relativement peu au regard de notre avant 'Human Touch'.
Certes Bercy et le Stade de France qui me laissa les rotules humides sur la pelouse mouillée...

...mais à ce jour vous me deviez toujours une revanche.

Je peux bien vous avouer, que dernier carré assumé ou pas, je m'apprêtais à accepter de ne plus vivre que sur notre passé commun. Je n'y croyais plus vraiment.

Mais voila... encore une fois vous débarquez là et quand je ne m'y attendais pas. Bien sûr, j'avais un bon feeling concernant 'Devils & Dust'. Mais c'est trop aisé de le dire maintenant.

Cette revanche non seulement vous ne me la devez désormais plus, mais aussi, vous me replacez à la seule place qui doit être la mienne concernant votre art : celle de débiteur.

Je ne vais pas faire l'article ou mettre une note. Juste dire, qu'à la première écoute, lundi 25, dans la pénombre du soir venant, religieusement j'ai apprécié votre travail. Je me suis simplement retrouvé à constater que l'évidence était de nouveau là. Cette chose indéfinissable et incontournable qui transcende toutes les explications et toutes les rationalités du monde était de nouveau là. Je l'ai ressentie dès ce moment et elle se confirme depuis, telle une onde sur des flots qui ne s'attendaient plus à être remués.

Quelques mots juste pour dire qu'à mon humble goût, la production discrète et efficace d'O'Brien est une des plus réussie de l'ensemble de votre carrière, que les morceaux 'Joadiens' prennent ici un souffle et une ampleur que la production de 'The Ghost' n'autorisait pas, que les morceaux regorgent ici d'innovations, là de propositions, et là encore de subtilités qu'on ne vous connaissait etc, etc...

Mais surtout, je retrouve à différents moments ce qui à mon sens a toujours fait votre différence : certaines chansons qui composent l'album sont de magnifiques propositions, qui à l'instar de vos plus grands classiques (et j'avance là des 'Incident', des '4th Of July', des 'Backstreets', des 'Jungleland'...), existeront sans rien perdre de leurs qualités intrinsèques en acoustique solo, au piano, en full band... et seront aussi de belles bêtes de scène. J'entends déjà là où Steve pourra coller sa mandoline sur 'Devils & Dust', j'entends déjà le ESB à fond sur 'All The Way Home', je vous vois déjà jouer sur 'Maria's Bed'... et une chanson qu'on peut toujours ré-interpréter sans qu'elle n'en pâtisse, est une grande chanson!

Je pourrais dire encore tant et tant de choses concernant cet album. Mais ce soir, je veux juste que vous sachiez, que comme ces amis qui rentrent au bercail après tant d'absence, la porte de notre 'entre nous' vous est désormais ré-ouverte en grand et je suis de nouveau en attente de votre avenir à venir. Soyez-en remercié.

Mais rappelez-vous bien qu'à l'instar de la noblesse, l'excellence oblige. Je ne vous attendrai pas au tournant car je ne vous réserve aucun procès d'intention. Je ne vous attendrai pas au détour d'un chemin, je vous accompagnerai même sur tous les chemins de traverse que vous souhaiterez bien explorer, tant les autoroutes m'emmerdent. Par contre, je surveillerai le rond point sur lequel vous pourriez être tenté de vous engager pour trahir le chemin que vous avez désormais pris. Rappelez-vous qu'en me tournant le dos, il me sera d'autant plus aisé de vous botter le cul.

Si telle tentation vous submergeait, sachez que j'exigerai comme rançon que vous reveniez à 'Devils & Dust'.

Pour exiger une rançon il faut un otage, me direz-vous. J'ai déjà choisi. J'otagerai 'Leah', la plus jolie surprise pour moi vous concernant de ces 15 dernières années, tant elle ravit mon ouie, titille ma lacrymosité et remue ma fleur de peau comme seul votre art est capable de me le faire ressentir.

Soyez-en encore une fois remercié.

Cordialement,

Th.

Devils & Dust

Devils_dust_1

New Jersey Turnpike...

Nj_turnpike Lors du dernier épisode de la première saison des Sopranos, le morceau retenu pour le générique est 'State Trooper' du Boss (album "Nebraska").

Pourquoi ?

Le morceau commence ainsi: 'New Jersey turnpike...'. Ce 'turnpike' est très exactement l'endroit où les créateurs des Sopranos ont décidé de faire commencer le générique du feuilleton.

Ensuite les références à Springsteen sont multiples: la série se passe dans le New Jersey, T. est un boss lui aussi, Steve Van Zandt (guitariste du Boss) est dans la série Silvio Dante, bras droit de T. etc, etc...

Et on se demandera comment je peux décrocher de cette série ? Bon d'accord, mon addiction n'a rien à voir avec ça... mais c'est agréable malgré tout !

Moltisanti et le StonePony

Saison 3 épisode je-ne-sais-plus-trop-combien: Christopher offre un club à Adriana. Il lui dit qu'il était actionnaire et qu'elle était chargée de gérer le club, de choisir les groupes qui viendraient jouer pour faire de ce club le "most famous club in New Jersey since the StonePony"...

Christopher Moltisanti was Born To Run...

Comme on me l'a signalé sur un forum dédié au Boss:

Dans l'episode 64 (saison 5) des Sopranos nommé "Long term parking" comme on interroge Christopher Moltisanti sur les raisons de son retard à une reunion de "famille" il repond avec a propos:

"Cauz' the highway's jammed with broken heroes on a last chance power drive".

...si ni Moltisanti, ni "cause the highway..." ne vous disent quelque chose... pfff...

New Jersey Bosses

Tony_14Dernier épisode de la première saison des Sopranos: les flics emmènent Tony S. pour lui faire écouter une bande (sur laquelle il doit entendre sa mère qui le trahit). Arrivé dans le sous-sol le mafieux, pour se donner une contenance dit: 'The Springsteen boxset ? I already got it...'

Quand les deux Boss du New Jersey se 'rencontrent'...

février 2008

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