Relire St Augustin
Il est des choses dont on pourrait penser qu'elles ne se reproduiraient jamis.
La plus classique, c'est la re-lecture de ce qu'on a lu quand on était étudiant sous influence de ses profs, de ses congénères, de son âge.
Par exemple, comment relire les 'Tropiques' de Miller à 40 ans quand on les a lu à 18 balais parce que Paris I - Tolbiac ?
Par exemple, comment relire Walter Benjamin en penchant la tête et notant dans la marge du bouquin des choses comme 'oui!', 'vrai !', 'intéressant...' quand on a 40 ans ?
Moby Dick ?
Karamazov ?
Différent.
D'abord parce que lus avant.
Ensuite parce que Melville et Dostoievski.
Et madeleine.
Non, pas Proust.
Juste madeleine.
Et puis au hasard d'une 'convalescence' sur un matelas pourris sur le sol du salon, il y a tombage sur une émission qui laisse parler Frédéric Boyer.
Frédéric Boyer parle de St Augustin.
J'ai pris la chose en route alors je mets quelques instants à rattacher les wagons.
Et je capte que Frédéric Boyer propose une nouvelle traduction (ré-écriture ?) de St Augustin et, plus précisément du texte jusqu'à aujourd'hui connu sous le titre des 'Confessions'.
Juste entendre parler ce gars, que je ne connaissais pas de son travail et de sa lecture du texte et j'ai envie de me replonger dans ce texte fondateur.
Le moment peut-être de m'y replonger.
Va savoir...
J'ai oublié KFC et sa frisée, j'ai mis la main sur 'Les Aveux' ce week-end. Il est là, à portée de main. C'est peut-être le moment de le lire celui-ci. Le moment parce que le temps et des morceaux de vie sont passés par-là.
En tout cas la preuve qu'on ne lit pas que sous influence ponctuelle quand on a 18 ans.
Ca va des fois au-delà.
D'ici à ce je ressorte des Michel Vaillant, y'a qu'un pas !












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