The Flaming Lips - 'At War With The Mystics'
'C'est un pur ovni !!!' m'entendis-je dire au rayon rock-indé de quelque temple Parisien de la consommation culturelle, alors que, les mains déjà pleines d'autres galettes alléchantes, un môme qui entre fac et manifestation anti-CPE quelques rues plus loin préférait faire critique avisé de rayon rock-indé de quelque temple Parisien de la consommation culturelle (ce qui le plaçait dans les trois cas dans la catégorie des loosers boutonneux présentement et futurement à la charge financière de la société... eh ouais, faut pas me déranger quand je choisis un disque, petit con...), 'c'est un pur ovni !!!' m'entendis-je donc dire quand les mains déjà chargées de galettes alléchantes je tentais de manipuler le dernier The Flaming Lips.
Parler d'ovni concernant le nouvel album de The Flaming Lips - At War With The Mystics relève d'une paresse sans borne de l'imagination et montre de fait le ridicule de qui veut parler sans rien connaître... Je m'explique: paresse parce qu'il ne faut pas limiter un album à ce qu'on en lit ici ou là. La feignasserie, le manque de références et de connaissances minimales en une matière ne doivent pas être le prétexte au perroquet (même le perroquet sachant lire, ce qui, je le reconnais, est un exploit de nos jours pour un étudiant...) pour venir s'épancher sur le paisible consommateur qui lui, connait un minimum ce qu'il est en train d'acheter... Certes les 'obsessions' et thématiques qui ont conduit à la réalisation de cet album ont originellement engendré une histoire de magicien partant dans l'espace. Mais l'écriture a ensuite emprunté des chemins détournés tels, que Fox Mulder himself n'y retrouverait pas ses petits (petits hommes gris en l'occurence... et non verts -replongez vous dans les 9 saisons de X-Files pour connaitre la vraie couleur des aliens, svp... - je dis ça... c'est juste pour conforter l'étudiant qui croit qu'on se culture de nos jours à base de 'play', 'pause', 'enter', 'ctrl+c' et autres 'ctrl+v'). Wayne Coyne est suffisamment habile pour ballader à sa guise le monde-à-nous dans son-monde-à-lui... et les ovni sont des véhicules idéaux pour visiter sa planète, rien d'autre.
La paresse est évidente quand on utilise cet artifice pour tenter de narrer le contenu de l'album... et c'est là qu'on touche au ridicule.
Le foisonnement des styles, des influences, des sons, des ambiances ne font pas de cet album un ovni. Juste un superbe moment de musique, de pop (même pas barrée, même pas faussement ambitieuse), un moment de pop-rock (je n'en suis même pas sûr...) maîtrisée, excellement interprétée, originale, profonde (de par les démons qui parcourent et sous-tendent l'inspiration du combo)... mais après tout, pas surprenante cette musique quand on connait l'oeuvre des gars. Donc pour l'ovni on repassera...
Et même, quand il est de bon ton par ailleurs de questionner les supposées trilogies, tétralogies et autres tout-plein-entièrologie (et chez The Flaming Lips, ça tourne autour d'une supposée 'suite' donnée à The Soft Bulletin et Yoshimi Battles the Pink Robots), je dirais juste qu'on est ici en pleine Flaming-Lipsologie, c'est à dire, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, au beau milieu d'une oeuvre musicale. Au beau milieu d'une oeuvre au long cours comme on n'en voit pas tant que ça... De celles qui sont construites, pensées, de celles qui influencent, qui parlent, qui expriment, qui donnent envie de prendre le temps, de se bagarrer aussi parfois avec ce qu'on entend, qui donnent envie d'y revenir... de celles qui, à la sortie, laissent le sentiment agréable de n'être pas pris pour un con.
Un territoire à eux seuls The Flaming Lips... c'est tellement beaucoup plus qu'un simple ovni... pauvre con...
Trois morceaux en écoute:
Le seul but de ces mises en ligne est de partager, de faire connaitre et, le cas z-échéant, de donner envie...
Volontairement je ne diffuse de la musique qu'en mp3 56k ou 64k. L'objectif n'est pas de vous proposer de télécharger. Si ces artistes vous plaisent, achetez leur musique !
Enjoy !!!














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