...bon d'accord, de mon adolescence et au-delà dussé-je dire.
Bicoz:
l'ex-VRP Ricard, ex-SAC, ex-porte flingue de la Chiraquie (France-Afrique, pompe à fric), l'ex-Ministre de l'Intérieur ('on va terrrrroriser les terrrrrroristes'), le symbole des charters avant Besson ou Hortefeux, le un temps souverainiste à la de Villiers, l'ex-porte flingue de la Sarkozye naissante dans le 92 et trahisionneur de Chirac etc, etc... Charles Pasqua vient d'être condamné à un an de prison ferme (+2 avec sursis).
Certes, appel à venir et si besoin cassation et sûrement amnistie en loucedé à terme... mais quand même. C'est pour moi très très très symbolique.
Ce mec, vérolé au fini, traînant casseroles le concernant et dossiers les concernant, ce mec qui depuis toujours représente à mes z'yeux l'abject de la République, la permissivité en plus claironnée dans ma gueule de pauvre péquin qui turbine, paye ses taxes et impôts, ce mec qui telle la savonnette qu'il n'aura sûrement jamais a ramasser sous une douche des Baumettes a tout (ou presque) fait et/ou ordonné, ce mec donc vient d'être condamné, non pas à une amende ou une peine d'inégibilité ou juste du sursis (comme en général pour ces loustics-là), il vient de prendre un an ferme (au-delà des réquisitions) !
Honnêtement, quand j'ai dit ça à quelques collègues du taf de ma génération et d'un peu au-delà, la réaction a été la même:
"Nan !? Pasqua se prend un an de taule !" (sur le ton 'incrédulité et surprise' made in Actor's Studio pour vous donner une idée).
L'intouchable tombe. Certes il ne pèse plus dans la vie publique. Certes il est protégé par son immunité de sénateur de la République.
Mais voilà. Pour moi c'est juste whôa ! Pasqua a pris un an ferme !
Et demain mon réveil sonne un peu avant 6h00. Et à 6h30 je sors de chez moi à l'arrache pour choper le bus, puis le RER, puis le métro, puis encore le métro pour rejoindre mon taf. Et vers 18h j'en ressortirai. Et je ferai le chemin inverse pour entrer at home. Etc, etc... Peut-être Sarko aura-t-il démissionné. Ou pas. Ou bien le PSG aura-t-il gagné de la Champion's League pour la 10ème fois d'affilée sur un but de Devaquet après passe en profondeur de Pandraud. Ou pas. Life goes on. Of course.
Mais ce soir, Pasqua a pris un an ferme. Et même si c'est démago au possible, je vais ce soir boire un truc à la mémoire de Malik Oussékine.
Je crois qu'en un soir je viens de récupérer 24 ans dans la vue... Et si y'avait une justice quelque part ?
J'ai découvert tardivement le bonhomme avec 'Les Grandes Blondes'. Tellement impressionné que j'avais suivi 'Je M'en Vais' et 'Un An'.
Mais voilà. J'avais laissé tomber le bonhomme tant ces deux-là m'avais paru vains. J'exagère, certes mais bon.
Et puis l'an passé, 'Ravel'.
Je me penche à nouveau sur le cas Echenoz mais je ne le lis pas. Trop d'autres choses.
Mais la critique parle d'une ouverture à autre chose que la pure virtuosité.
Et puis'Courir'.
Là, j'y vais.
Il s'agit d'un roman-biographique sur Zatopek.
L'écriture est sèche comme l'écriture d'Echenoz. Le rythme lancinant et même pas forcé (semble-t-il) comme le rythme d'Echenoz.
Tout ça comme Zatopek.
Et si, depuis'Ravel'(à lire ?) Echenoz écrivait sur lui-même via de grands hommes ?
Je viens de terminer ceci: 'L'Homme Qui Marchait Sur La Lune' - Howard McCord (Gallmeister - 2008).
Comment dire ?
Quelle étrangeté que ce court roman...
Il était depuis quelques mois à portée de main, et je ne m'y suis vraiment plongé qu'hier.
Le point de départ c'est ça: un homme William Gasper nous raconte (à la
première personne) son 'arpentage' méthodique d'une montagne du Nevada.
Sa Lune à lui.
Aride.
L'homme.
Le paysage.
Le récit, lui, est sec.
Le style se situerait entre un McCarthy sobre et désespéré et un
Harrison des débuts... de celui de l'explosion des barrages, par
exemple.
Gasper, donc, arpente sa Lune du Nevada.
En bon taiseux, il évite l'extérieur, se fond dans cette nature et nous
emmène dans un monologue intérieur qui raconte son histoire.
Réelle et fantasmée.
Il raconte à mesure que son réel vient le retrouver jusque dans son trekking du Nevada.
Nous sommes dans ces 130 pages à l'intérieur d'un homme, forcés de
croire ce qu'il nous raconte de son histoire sanglante et meurtrière, à
subir ce qu'il nous raconte au moment où il est rattrapé par de sombres
menaces externes.
La force de ce texte, c'est qu'au bout du compte on se fout allègrement
(et l'auteur en premier) du qui?/que?/quoi?/dont?/où? qui poursuivent
Gasper. La force de ce texte, c'est qu'au bout du compte ne compte que
la confrontation de l'humain à son histoire et aux arrangements réels
ou fantasmés qu'on utilise pour essayer de la comprendre.
...et quand bien même... la comprend-t-on jamais vraiment notre propre histoire ?
Paru en août 08 aux excellentes éditions Allia.
Pas un roman.
Pas un essai.
Un article.
De Vanity Fair. Paru, lui, en avril 06.
Tout petit format, tout petit prix (3€), une centaine de pages vite avalée... mais d'importance.
Enfin... je trouve.
Il est ici question de ce qui se passe après, tout juste après 'Devils & Dust'.
La chanson.
Ou plutôt sur ce qui fait qu'on tire.
En Irak.
A Haditha.
Remember.
Haditha.
Une mine qui explose sous un convoi US.
Un Marine qui meurt.
Et dans la foulée, la sauvagerie.
Les Marines tuent 24 Irakiens, hommes, femmes et enfants.
Il ne s'agit pas là de la suite de la chanson dans le sens où il n'y a pas le point de vue d'un écrivain.
Il ne s'agit pas d'une chronique de la vie des Marines ou des Irakiens de Haditha.
Il ne s'agit pas non plus d'une enquête vérité prétendant montrer par le détail ce qui s'est passé.
Il ne s'agit pas d'un jugement sur les hommes, les faits, la guerre qu'est bien conne, Barbara.
C'est exactement, à mon sens, tous ces 'pas' qui font l'intérêt de ce texte.
Le propos de ce cet article est d'exposer Haditha à travers la
confrontation croisée du climat local, de l'écart entre la guerre à
l'Américaine et la guérilla, de l'écart entre les peuples locaux et
leurs us et les militaires US si loin de tout (de leur repères
culturels, historiques, moraux...), de la lâcheté institutionnelle de
toute hiérarchie réfugiée derrière ses règles et procédures... et
peut-être tout simplement, sans que cela soit dit (mais oh! comme cela
transpire) d'exposer Haditha (et Falloujah et tant de batailles
urbaines passée et à venir) à l'aune de l'humain abandonné au moment de
décider si son index doit appuyer ou non sur la gâchette quand ses
moyens de décider le dépassent et l'abandonnent.
En plein dans le dernier James Meek, je m'a donné hier un bon de sortie en lisant les 95 pages (écrites gros) du dernier Nick Mc Donell - 'Guerre à Harvard'.
Qui est McDonell ?
Un môme né en '84 et déjà étiquetté nouveau Easton Ellis, nouveau McInerney, nouveau Salinger, nouveau Fitzgerald...
A ce point-là, c'est déjà des cibles plus que des étiquettes.
Là, c'est son troisième bouquin.
Et il faut bien le reconnaître, au-delà du sain et normal goût de
chacun, ce gamin est brillant. Comme de l'acier. Froid, donc. Mais donc
très conducteur. Il transmet ses états d'âme sans pareil.
'Guerre à Harvard' narre en 95 pages donc, et une vingtaine de chapitres, le passage de
l'auteur à Harvard. Ses études et son parcours à l'université se
déroulent pendant les premières années de la guerre en Irak.
Harvard c'est un des creuset de l'élite Américaine des finances, des médias et bien sûr de la politique.
Donc, Harvard forme une des élites les plus influentes du monde.
McDonell ne raconte pas ses études. Il dresse via quelques
personnages croisés (dont le fondateur de Facebook) le portrait d'une
caste qui, loin des réalités du monde qui l'entoure (et dont elle n'a
connaissance que via des écrans de TV, de PC...) perpétue au milieu
d'une déchéance temporaire faite de drogue, d'alcool, de cours honnis
et de discours de remise de diplômes en latin, perpétue donc la seule
raison qu'elle a d'exister: non pas gouverner le Monde mais juste et
seulement se perpétuer.
Le récit est court, concis, sans intrigue.
Juste (ou 'presque juste') des anecdotes et des souvenirs.
Mais peu à peu s'infuse un malaise glauque.
Ce malaise provient de l'écart indécent entre les préoccupations de ces
gens et les ceux qui meurent en Irak. Parce que les anciens d'Harvard
les y envoient se battre et crever. Parce que les anciens d'Harvard,
comme leurs prédecesseurs, gouvernent le tout pour le seul bénéfice de
la survie de leur propre caste qui ne cherche qu'à se perpétuer.
Les dernières pages annoncent celà abruptement.
Les dernières pages explosent comme une déflagration imparable.
Les dernières pages accueillent un des premiers meeting pour les primaires démocrates d'un ancien d'Harvard... un certain Barrack Obama qui déclare à son public un troublant 'Nous sommes ceux que nous attendions'.
Les dernières pages (soit les 3/4 derniers chapitres) ne se limitent pas à Obama.
Elles sont comme une série de crochets imparables et électriques qui
sèchent purement et simplement. Elles justifient à elles seules
l'atonie des pages précédentes. Elles referment en quelques lignes tout
le talent du bonhomme qui s'inscrit certes dans la lignée du
désenchantement des illustres ainés cités plus haut... mais qui montre
aussi que ce désenchantement n'est pas propre aux auteurs. Il perdure.
Au-delà des oeuvres qui le perçoivent et nous le restituent.
Pour ceux qui savent, lisez donc juste ceci: Franck Bascombe est de retour sous la plume de Ford.
Donc, en toute connaissance de cause, on évite ou on y retourne.
Autant donc essayer d'y faire venir ceux qui ne savent pas. Bascombe est un personnage récurrent de Ford (3ème apparition sauf erreur). On l'avait quitté dans la foule, au terme d'un sublime final dans 'Independance Day'.
On le retrouve à 55 ans, au moment du Thanksgiving qui vît les
Etats-Unis basculer vers le Républicanisme de W. après un long et
interminable décompte qui donna le pays à un Président élu avec moins
de voix que son opposant. On le retrouve avec sa famille éclatée, avec
un cancer de la prostate qu'il vient de découvrir et avec comme point
de départ, son irritation à lire la réponse qu'une chef infirmière fait
au type qui va lui tirer une balle dans la tête après qu'elle ait donc
répondu 'Oui, oui je crois' à la question suivante: 'Es-tu prête à rencontrer ton créateur'.
Texte 'à l'américaine' sur le bilan qu'on peut faire (ou pas) d'une
vie, d'une existence à l'aune d'un espace et de l'histoire immédiate
d'un pays. 'A l'américaine', donc.
C'est juste beau.
Mais je suis parti pris.
Ceux aime Ford comprendront.
Au-delà de l'amour de la musique et du jazz qui suinte de partout dans le 'Twelve Bar Blues' de Patrick Neate, il
s'agit-là d'un superbe texte sur la filiation, sur ce qu'on sait de nos
origines sans le savoir: sur ce que nos origines oubliées ou inconnues
continuent à dire à travers nous.
Les premières pages, quelque part en Afrique, sont à la fois
déroutantes et universelles. La suite, après l'arrivée en esclavage est
juste sublime. 'Twelve Bar Blues' a obtenu un prix l'an dernier. Un prix récompensant un bouquin oublié au moment des remises de prix. Ca reste un prix littéraire... mais ça dit quelque part la manière peut-être dont il s'est peu à peu infusé dans les têtes de ceux qui l'ont lu.
La quatrième de couv':
"Pendant un mois, un seul, Dipper et Lech jouèrent la meilleure
musique de jazz dont la Louisiane pouvait rêver. Mais l'histoire ne
l'entendit probablement jamais, et n'en garda certes aucune trace, ni
enregistrement ni écrit. La clientèle du bastringue d'Henry Ponce était
une bande de crapules - surtout des ivrognes et des camés - qui
n'avaient pas d'oreille pour la bonne musique et ces sons précieux se
sont perdus dans le temps comme le souffle évanoui d'une note finale."
Twelve Bar Blues est un roman éblouissant sur l'identité, la recherche des racines.
D'une Afrique imaginaire du dix-huitième siècle aux grandes mégalopoles
d'aujourd'hui en passant par la Louisiane des années 1900-1920, Patrick
Neate nous entraîne dans un tourbillon de musique, de paroles et
d'humour.
Grand roman sur l'âme noire, métaphore merveilleuse sur l'art du conte,
plongée réjouissante dans les origines du jazz, peinture saisissante de
la pauvreté dans le grand Sud américain d'hier et les grandes villes
d'aujourd'hui, Twelve Bar Blues est un voyage halluciné à la recherche
du tempo de notre époque.
Quand j'ai écouté Kings Of Leon pour la première fois (le 1er EP puis le premier album peu après), j'm'a pris une claque.
Et même si je me connais et que j'ai parfois l'emballement autant
sincère que facile, là, franchement j'étais content pour mes z'oreilles.
A l'écoute des gamins, et surtout à l'écoute de 'Youth & Young Manhood',
j'ai eu l'impression pas désagréable de me trouver face à une couille
trapue, velue dru, avec en plus des dents bien plantées, de celles qui
arrivent tout juste après la chute des dents de lait.
Visualisez la chose et imaginez-vous, face au ça qui tente de vous choper les mollets...
Vous voyez ?
Nan ?
Pas grave.
Moi je sais.
Et puis est arrivé le deuxième.
Même pas inquiet j'étais.
Pas inquiet à l'idée de ce que pourrait donner le deuxième album. Et même j'm'en foutais un chouïa.
Because en fait, si le premier album m'avait finalement bien chopé le mollet, je n'étais pas pour autant fan transi.
Juste un putain de plaisir à l'écouter.
Et c'est déjà tant, au bout du compte.
Alors donc arrive 'Aha Shake Heartbreak'.
Et je suis content de pouvoir continuer à m'en foutre.
Because franchement, cet album (à l'exception de 2/3 trucs) ne m'a pas marqué.
Mais.
J'avais beau m'en foutre, je me suis surpris à l'écouter encore et encore pour me convaincre que je ne l'aimais pas.
Et je ne l'aime toujours pas.
Mais il m'arrive aujourd'hui encore de l'écouter.
Dans la foulée du premier généralement.
Peut-être juste pour me dire que, quand même, le premier m'est vraiment un putain de bon album.
Mais la couille trapue et velue dru n'est déjà plus là.
A sa place paresse une burne flapie, coiffée à base de gel Vivelle Dop et surtout trop consciente d'elle-même.
Une couille qui sort sa tête et qui croit tout ce qu'on dit d'elle au dehors de caleçon...
Ca donne, à mon sens du KoL qui fait du KoL. Et quand un artiste fait du lui-même c'est rarement bon. Sauf dérision complète.
Mais bon... je l'admet, j'écoute aussi les burnes flapies (à ce sujet, si l'une ou l'un d'entre vous souhaite monter un groupe et le nommer 'Les Burnes Flapies', merci de me verser des royalties).
Et puis 'Because Of The Times'.
Rhâ!
Juste Rhâ!
Juste un des trucs que j'ai le plus écouté ces deux dernières années. Et je ne suis toujours pas fan de KoL.
Mais ce troisième album m'a tout simplement retourné.
Alors j'm'a dit 'bla-bla le deuxième album est un cap que peu réussissent à passer en terme de qualité' et autres genres de poncifs.
J'a même essayé de me souvenir d'une théorie brumeuse que j'ai eu jour
sur les groupes à albums impairs... mais je ne m'en rappelle plus...
Bref, 'Because Of The Times' c'est de la gonade de compétition. Carrossée Pininfarina avec kit Polini, pot d'origine et carbu de 15.
Ca plaisante plus.
Toujours pas fan. Mais Nom Di Diou! Ca me va très bien cet album.
Et j'me rends compte que si ce machin s'infuse très vachement en moi,
il y a quelque chose, à mon sens qui relève du maquillage de camion
volé sur une aire d'autoroute... quelque chose de fragile dans l'espèce
de grâce qui entoure 'Because Of The Times'. Et c'est pas la grâce, qui pourtant l'est par nature, qui est fragile... C'est autre chose.
Le kit Polini sans doute... ouais... le kit Polini...
Alors esbrouffe KoL ?
Et bien je crois que c'est ce que je ressens.
Et de l'esbrouffe de la pire espèce.
De celle qui s'appuie sur des putains de qualités.
De celle de la pire engeance puisqu'elle en devient, à mon sens (et
j'espère me tromper), un talent qui n'a de cesse de fainéantiser au point
de risquer le gâchis.
Pour preuve ?
'Only By The Night'.
Les 4/5 premiers morceaux, à mon sens, auraient pu faire un bonus pour une réédition Rhino de 'Because Of The Times'.
Je ressens à l'écoute de 'Only By The Night' le même baillement que devant 'Aha Shake Heartbreak'. Le même baillement que celui constaté face à un élastique de slip qui a rendu l'âme.
Et pourtant.
En ces temps de dos douloureux et de ventre qui vrille, je l'admets volontiers... 'Only By The Night', ces deux dernières semaines, je n'ai écouté quasiment que ça.
Et je ne suis toujours pas fan.
Je crois tout simplement que Kings Of Leon m'intrigue.
Et je n'ai que ça à faire.
M'intriguer pour Kings Of Leon...
...puisque je ne réussis plus à me souvenir de ma théorie des groupes à albums impairs.
Alors voilà.
Il est des choses qui quand elles arrivent, on sait immédiatement qu'elles sont importantes.
Et puis il y en a d'autres.
Des qui sont genre primordiales.
Des qui sont genre évidences qui te rattrapent en plein vol au cas où,
mécréant, tu eu pu envisager d'oublier comme les montagnes sont
incontournables.
Bref.
Là j'écoute The Bootleg Series Vol.8 - Bob Dylan - 'Tell Tale Signs' Rare & Unreleased 1989 - 2006.
Et c'est juste sublime, trouvé-je.
Juste sublime ce bonhomme si haut et si là-haut (à moins que ce ne soit
ailleurs... va savoir... en cas pas tout à fait d'ici, je crois et je
pense).
Juste sublime dans l'émouvant de tout.
Juste comme ce volume de la 'sans faute série' (sans même
que ce soit le qualificatif à donner à cette série tant elle est
intelligente, subtile, généreuse, remarquable, équilibrée...) est après
moults z'écoutes z'émues, m'est d'ores et déjà un incontournable.
Juste comme ce bonhomme émouvant (forcément émouvant!) est encore ici
et là (ou ailleurs et là bas, peu importe) tant d'années après qu'il
ait été tellement ça et ceci là où il fallait l'être au moment où il
l'a été...
Juste comme ce'Tell Tale Signs' est superbement (r)accompagnateur (vers) de 'Chronicles'.
Juste enfin merde, parce qu'au bout du bout du compte il ne s'agit de
rien d'autre, juste donc comme c'est juste beau d'être vivant !!!
'A la 7ème lune, le Chef devint un poisson et dévorât la tête de son ennemi par magie'. Ni plus, ni moins. C'est le titre (une fois traduit de l'anglais) du nouvel album de Kasai Allstar, édité par les excellents de chez Crammed Discs (Belgium rules once again !), et paru dans la plus en plus indispensable série 'Congotronics'.
C'est quoi 'Congotronics' ? Eh bien, c'est un très bon panorama de la musique Congolaise actuelle.
Tout le monde n'a pas fui ?
Ok, on peut continuer.
Parlons Congo (ex Zaïre, ex Congo...) Remember peut-être 'When We Were Kings' ? Le doc sur le combat 'Ali - Foreman' organisé par Don King à Kinshasa en '74. Mobutu Sese Seko, président du Zaïre à l'époque reçoit ce championnat du monde. Autour de l'évènement, beaucoup de choses se produisent et notamment des concerts d'artistes Noirs venant des USA et de d'artistes Africains. Mobutu, ordure finale s'il en est, engageât néanmoins son pays dans l'affirmation de sa culture propre. Si les tenants et aboutissants était plus patriotiques qu'autre chose, il en résultât pas moins qu'une scène Zaïroise s'est affirmée, au-delà des tensions tribales qui souvent furent des lignes de tension dans l'Histoire du pays.
Certes, la musique africaine, pour les raisons d'immigration a toujours trouvé un terrain d'expression sous nos cieux. Ces dernières années, c'est avec des oreilles ébahies que certains ont découvert que le Mali, la Guinée, Ali Farka Touré, Toumani Diabaté, Ba Cissoko avaient une oeuvre musicale contemporaine si influente. Dans la foulée de Damon Albarn, certains se rendirent même compte qu'enfin merde! cette musique pouvait se bidouiller vachement bien avec nos musiques à nous des States par exemple mais aussi d'Angleterre genre blues, rock et tout ça...
Peut-être même y'en avait-il d'autres ? Tinariwen ? Whôa! Ou pas, d'ailleurs. Afrique mystérieuse et éternelle. Encre une fois découvrions-nous... ce que l'Afrique connait depuis des siècles...
Bref. D'autres avaient découverts tout ça bien avant. Avaient écouté et apprécié bien avant.
D'autres, dont je fais partie avaient été exposés à la musique Africaine (c'est un raccourci, nous sommes bien d'accord que cela ne veut rien dire en l'état) entre les deux.
Fela.
Voilà mon entrée en musique Africaine. Et puis les amis. Zaïrois, encore à l'époque. Congolais de nos jours. Angolais aussi. Et Nigérians. Donc le likembé.
Pour faire court. Encore. Et puis le 'système D' africain.
Et l'électrification du likembé. Electrification faite à base de fils de téléphone et d'alternateurs de Peugeot. Sans même parler de l'utilisation d'une vielle machine à coudre Singer.
Bref.
J'ose ici: le likembé électrifié 'à l'arrache' est le plus beau son de la musique mondiale après la Gibson Les Paul Goldtop '53 (quoi, qui a dit 'Old Black' ?)
En 2005, Crammed Discs (Belgium still rules once again !) sort le premier volume des 'Congotronics'. Qu'est-ce donc ?
Au Congo donc, la scène musicale est vivace. Le label produit un album de Konono N°1 sous le titre de 'Congotronics'. La musique Congolaise ne se limite pas a être une musique ethnique à peupler les musées (réels ou imaginaires) occidentaux. Comme toutes les musiques vivaces elle bouge, remue, progresse, teste, tente, mélange, mixe... vit.
Le likembé électrifié au service de sonorités locale éclatent une porte déjà largement enfoncée par d'autres. Konono N°1 décroche la timbale et représente en quelque sorte cette musique aux yeux du monde. Il sont suivis de près par Kasai Allstars.
Il s'agit de de collectifs musicaux composés de musiciens, de chanteurs, de danseurs... qui tournent ans les monde entier. D'autres bien évidemment existent mais la série des 'Congotronics' tourne autour de ces deux groupes.
A ce jour, 3 albums de la série 'Congotronics' sont parus:
Konono N°1 - 'Congotronics' Congotronics 2 - 'Buzz 'N' Rumble From The Urb 'N' Jungle' Kasai Allstars - 'In The 7th Moon, The Chief Turned Into A Swimming Fish And Ate The Head Of His Enemy By Magic' - Congotronics 3
Comme dit plus haut cette série est de plus en plus indispensable en ce sens où si elle n'a pas vocation à être exhaustive, elle est à tout le moins suffisamment représentative des sons de cette partie de l'Afrique. Elle permet d'entrer de manière très qualitative dans un mode musical et sonore foisonnant au moins aussi influent sur certaines musiques que la musique du Mali (pour faire vite et simple) a pu l'être pour le blues.
Open your minds, it's XXIst century !!!
Pour vous donner une idée, 5 titres issues de ces 3 premiers 'Congotronics' sont en écoute ci-dessous.
Enjoy !!!
Le seul but de ces mises en ligne est de partager, de faire connaitre et, le cas z-échéant, de donner envie...
Volontairement je ne diffuse de la musique qu'en mp3 96k. L'objectif n'est pas de vous proposer de télécharger. Si ces artistes vous plaisent, achetez leur musique !